Aménagements et... réservesLes travaux de réhabilitation de la cité Lescure ne semblent pas évoluer comme l’auraient souhaité de nombreux résidents. Trois ans après le lancement de cette opération, les réserves formulées par les habitants ne font qu’allonger la liste du fichier des malfaçons et autres traitements à la... légère. «Les aménagements qui ont été faits sont pratiquement nuls d’effet. Le problème d’hygiène et d’insalubrité se posera toujours, tant que celui des vides d’ordures n’a pas été réglé. Le plus irritant est que la DLEP a confié des travaux à des entreprises qui se sont beurrées avec l’argent des citoyens et voilà le résultat. Qu’on ne blâme surtout pas ceux qui balancent des sacs d’ordures depuis leurs fenêtres, notamment ceux qui habitent le 18ème étage puisque les ascenseurs de la tour ne sont toujours pas mis en service. Je me demande où est ce bureau d’études chargé du suivi des travaux?» s’interroge M. Hamcheche, un habitant de cette cité qui se désole que le bureau d’études chargé du suivi de ce chantier «n’est pratiquement jamais présent sur le terrain». «C’est carrément de l’argent jeté par la fenêtre», tonne de son côté M. Mimouni Mokhtar, un autre habitant de cette tour de 608 locataires, située en plein cœur de la ville d’Oran, qui ne comprend pas comment, après les modifications du système des évacuations des eaux usées, il y a toujours des fuites au niveau des colonnes.» «Le garage est tout simplement inondé», dit-il, et d’ajouter: «Le problème reste entier y compris celui de l’alimentation en eau potable. Il y avait une station de sur-presseurs qui permettait, tant bien que mal, à avoir de l’eau dans les robinets, notamment ceux des étages supérieurs pour les habitants des entrées C et D, aujourd’hui, rien. Même les regards des égouts n’ont pas été curés. Hormis quelques interventions comme les travaux d’étanchéité et de peinture, le reste, en l’absence de contrôle dans la conduite des opérations d’aménagement, est synonyme de massacre», souligne-il. «Autrement dit, c’est toujours le replâtrage et le bricolage qui font recette», reprend à son compte un voisin de Mokhtar. Il faut dire que la manière dont sont conduits les travaux a vite fait réagir un habitant de son silence. «Concernant la mise en service des ascenseurs, on aurait dû commencer par les habitants de la tour de 18 étages au lieu des immeubles à 11 étages. Encore, on préfère ne pas parler, car ceux qui ont été démontés ne demandent parfois, peut-être, que de simples réparations», lâche, lapidaire, un sexagénaire qui peine à monter les marches de ces tours de tous les problèmes. Gageons que le carnet d’aménagement proposé à cette cité sera revu, pour permettre à ses habitants de vivre de cet espace habitable en toute convivialité. Un espace malheureusement qui n’a toujours pas pu s’organiser en comité ou association de cité. Là encore, c’est une autre interrogation.
Safi Z.
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com