Oran - Revue de Presse

Régie communale des transports urbains Les travailleurs perçoivent leurs arriérés de salaires



Les 100 agents de la Régie communale autonome des transports urbains d'Oran (RCATUO) ont perçu, au cours de la semaine écoulée, leurs arriérés de salaires d'une durée de 14 mois. En effet, après bien des péripéties et une série de sit-in organisés devant les sièges de l'hôtel de ville, de la wilaya et de la Cnas d'Oran, le personnel a été régularisé sur le plan salarial quoique certains posent d'ores et déjà deux questions épineuses. En premier lieu, qui va leur verser les salaires des 8 mois restants car, considérant que même après la prononciation par la wilaya de la cessation d'activité à la fin de janvier dernier, le personnel n'a pas été libéré. En second lieu, la négociation d'un accord collectif, étant donné que l'entreprise est en liquidation. Sur ce plan, il est à préciser que si pour les entreprises publiques dissoutes des autres secteurs d'activité, l'ensemble des volets ayant trait à leur liquidation, dont le volet social, est pris en charge par les SGP, le cas de la RCATUO, sous tutelle de la municipalité, risque d'être confronté à de véritables difficultés. Sur ce plan, la nouvelle équipe qui prendra les rênes de la plus grande commune du pays, aura à traiter un dossier lourd. A rappeler que le collectif des travailleurs de la régie des transports urbains ont broyé du noir pour la seconde fois en restant sans salaires une première fois et durant plus de 20 mois en 2001. Le versement des salaires a été fait à partir des finances de la commune d'Oran avec un plan de redressement mené tout au long de l'année 2002 et la remise en marche d'une vingtaine de bus, récupérés de l'ancien parc. Cependant, cette alternative s'est avérée non porteuse, étant donné que le plan de charge de l'entreprise a été faible et les recettes ne pouvaient même pas faire face à la masse salariale. Selon certains travailleurs, c'est à ce moment que l'APC devait prononcer la dissolution de l'entreprise et libérer le personnel en lui versant ses indemnités de départ. Toutefois, l'annonce de la création d'une nouvelle entreprise publique, cette fois sous la tutelle de la wilaya, a été favorablement accueillie par les travailleurs qui ont cru, dur comme fer, que leur capital expérience serait pris en compte pour le recrutement du personnel de la nouvelle EPIC, à savoir l'ETO. De tout cela, rien n'a été concrétisé et ce n'était pas la transformation de l'enceinte de l'entreprise en parc payant qui pouvait sauver la régie de sa disparition. Aujourd'hui, un seul mot revient chez le personnel et ce, à l'adresse des nouveaux locataires de la mairie d'Oran : «réglez-nous et qu'on n'entende plus parler de la régie».
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