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Réflexions sur les constructions sahariennes



Réflexions sur les constructions sahariennes
Du local à l'universel, concilier le culturel et le naturel, ou encore préserver un patrimoine et moderniser les cités, autant de contradictions ou de complémentarités qui ont été au centre d'une problématique autour des villes sahariennes, débattue samedi à l'Institut d'architecture de l'université des sciences et de la technologie Mohamed Boudiaf (USTO, Oran). Et c'est Maya Ravéreau, la fille de l'architecte de renom et le passionné du M'zab et du Sud de l'Algérie, André Ravéreau, qui est venue donner une conférence face aux universitaires et autres spécialistes d'Oran, à l'occasion de la sortie du quatrième numéro de la revue spécialisée Madinati. Justement, tout un dossier intitulé «Villes sahariennes, autodestruction du local ou projet urbain alternatif '» aborde la problématique dans ses optiques environnementale, sociale, patrimoniale ou tout simplement architecturale.La digne héritière de celui qui a été élevé au rang d'Achir de l'Ordre du mérite national en 2012 a tenté de rester fidèle aux travaux de son père, tout en témoignant un profond respect aux réalisations algériennes, notamment dans les cités ibadites où les conditions environnementales extrêmes imposent un style architectural devant également épouser le conservatisme culturel local. L'intitulé de la conférence étant «L'habitat vernaculaire autour du bassin méditerranéen», Maya Ravéreau a expliqué que «l'architecture saharienne prenait en compte toutes les contraintes comme le climat et la culture. Et c'est justement cela, l'habitat vernaculaire, qui compose avec son environnement, le vent, le soleil, et qui incite à user de différentes stratégies pour occuper et transformer les espaces». Il faut savoir que Maya est également la fille de Manuelle Roche, photographe ayant beaucoup contribué dans les recherches de son mari Ravéreau et qui a publié un livre sur L'architecture du M'zab par les photos. Ce livre a été préfacé par Mouloud Mammeri. En outre, Djilali Tahraoui, le directeur de la revue Madinati, a tenu à dédier ce dernier numéro à la mémoire de Jamal Eddine Kedah, enseignant chercheur à l'USTO disparu en janvier 2017.
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