Les jeunes investisseurs dans le secteur de la pêche dans le cadre de
l'ANSEJ, lancent un appel pressant au Président de la République et aux
ministres de la Pêche, des Finances et du Travail pour l'effacement de leurs
dettes.
Ils demandent davantage de soutien. Selon les représentants de ces jeunes
investisseurs, ils sont plus d'une soixantaine d'armateurs répartis à travers
les ports d'Oran, d'Arzew et de Bouzedjar notamment qui risquent à tout moment
la faillite. Dans une correspondance adressée aux autorités concernées, les
investisseurs affirment qu'ils sont confrontés quotidiennement à de nombreux
problèmes qui entravent la réussite de leurs projets. Ils affirment que le
retard dans les livraisons du matériel aux promoteurs par certains fournisseurs
a été à l'origine de nombreux litiges avec les banques ce qui a eu des
répercussions négatives, notamment à Oran ou cinq bateaux ont été saisis.
«Certains projets sont morts avant même leur naissance», affirment les
représentants des armateurs. Outre les retards dans les livraisons, les mêmes
sources relèvent, dans leur correspondance, une série d'autres problèmes qui
nécessitent une intervention urgente des autorités compétentes. A ce titre, ils
citent la cherté du matériel de pêche, de détection et de navigation, ce qui,
disent-ils, «nous obligent à emprunter des sommes d'argent en plus du crédit
octroyé par la banque pour pouvoir travailler, avec le strict minimum de
matériel». Les jeunes investisseurs doivent aussi faire face au problème
d'encombrement dans le port de pêche «ce qui nous cause régulièrement des
dégâts en accostant, nous obligeant à des réparations très onéreuses ». D'autre
part, indiquent nos interlocuteurs, le manque d'effectif marin qualifié et
expérimenté, paralyse régulièrement leurs bateaux. « La loi interdit à tout
navire de quitter les quais sans un électro- motoriste et un capacitaire. Le
manque de marins qualifiés est dû aux critères de la formation et au fait que
de nombreux marins qualifiés préfèrent opter pour les grands navires ou les
chalutiers», soulignent-ils. En parallèle, les jeunes promoteurs soulèvent
d'autres problèmes, notamment celui du carburant, des cotisations CNAS, des
impôts, de l'assurance , du remboursement de la subvention ANSEJ, des pénalités
de retard, etc...
Concernant les dettes et les intérêts des banques, les promoteurs
soulignent qu'ils doivent verser deux millions de DA par an. «Pour rembourser
ces deux millions il faut qu'on puisse pêcher du poisson pour l'équivalent de
huit à dix millions de DA par an», ajoutent nos interlocuteurs. Ainsi les
jeunes investisseurs demandent soit l'effacement de leur dettes soit que
l'échéance de remboursement soit portée à 25 ans au lieu des 05 ans
actuellement. En outre, ils demandent, une exonération d'impôt jusqu'à 15 ans,
de trouver des solutions au problème du carburant, l'accès à la formation pour
tous les promoteurs armateurs au diplôme de capacitaire et élecro-motoriste
sans condition, la construction de quais d'accostage dans les ports de pêche,
le règlement de la situation des opérateurs qui sont en litige avec les banques
et les fournisseurs. Insistant sur l'importance de ces projets, nos
interlocuteurs concluent en signalant que chaque bateau crée 20 postes de
travail directs.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Djamel B
Source : www.lequotidien-oran.com