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RACHID TALBI EXPOSE À DAR EL-KENZ «Lumières d'Algérie» entre Orient et Occident



«Talbi est la preuve concrète que autodidaxie est aussi féconde que l'étude en institution. Mieux, elle est dotée d'une originalité singulière, que seul l'affranchissement des lois et des postulats peut permettre.»
Outre le fait de clore le vieux débat entre les autodidactes et les promus des écoles des Beaux-Arts, cette phrase de Mustapha Bouamama, professeur d'histoire de l'art, nous donne déjà une idée de l'art de Rachid Talbi. La galerie Dar El-Kenz de Chéraga abrite jusqu'à la fin du mois une exposition de 42 tableaux de cet artiste peintre. Lors du vernissage, samedi dernier, beaucoup ont étés séduits par ces «Lumières d'Algérie» (titre de l'expo). Portraits, scènes de fantasia, nature morte, monuments… On trouve un peu de tout dans cet exposition. Même richesse et diversité dans les techniques. Rachid Talbi excelle aussi bien dans la peinture à l'huile que dans le pastel, l'aquarelle, la peinture au couteau ou le crayon. Talbi est oranais. Aussi, El-Bahia et sa région sont présentes dans plusieurs toiles dont une représentant la mosquée du Pacha. L'artiste voyage beaucoup. De Tlemcen, il a ramené quelques souvenirs dont «La fontaine de Sidi Boumediène ». Il est aussi allé à Timimoun, au cœur du Sahara. Son séjour dans l'oasis rouge lui a inspiré des œuvres comme Le s'boue, une fête religieuse qui dure une semaine, ou encore, le portrait de Si Moulay, un cheikh très connu dans la région. «Rachid Talbi est un des artistes peintres qui sortent de l'ordinaire. Sa référence première est la peinture orientaliste. Comme rien ne se crée ex- nihilo, l'ambiance incandescente de certaines de ses toiles n'est pas sans rappeler celle des orientalistes, l'atmosphère lumineuse fait penser aux impressionnistes, la touche nerveuse et le travail à pleine pâte évoquent le coup de pinceau tourmenté de Van Gogh», écrit encore Mustapha Bouamama dans le catalogue de l'expo. Rachid Talbi, né le 29 octobre 1967, est diplômé des études supérieures de l'université Es-Senia d'Oran, filière microbiologie. A l'époque, il faisait les portraits de gens dans la rue afin de pouvoir continuer ses études. Son diplôme en poche, il va opter définitivement… pour la peinture ! (Le cœur a ses raisons que la raison ignore très souvent). Talbi a exposé ses œuvres en Algérie et à l'étranger, notamment en France. Il est aussi lauréat de plusieurs prix et concours de la peinture à Oran.
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