
Les opérateurs économiques de la wilaya de Béjaïa ont eu à débattre, ce jeudi, à l'université, sur le contrôle aux frontières et sur celui de la qualité. Pour susciter le débat, les organisateurs ont invité les représentants des douanes, des services agricoles, l'inspection vétérinaire ainsi que la direction du commerce, à dire ce que prévoient les textes au cours de conférences suivies de débats.Il s'agit en l'occurrence des principaux acteurs institutionnels intervenant avec leurs homologues des ports et aéroports qui sont en contact direct avec les opérateurs économiques et autres corps intermédiaires, les transitaires, les assureurs, etc. Il ressort de la synthèse des communications présentées que le contrôle de la qualité et de la répression des fraudes aux frontières est effectué par des brigades de l'inspection portuaire en se basant sur les textes pour chaque produit concerné.Ainsi, M. Aïssa Merah et Mlle Hocini, de la direction du commerce, ont évoqué les procédures de contrôle aux frontières et le contrôle en amont de la production au niveau des unités industrielles. Le premier a expliqué que "les procédures sont, depuis une décennie, réadaptées" afin d'être complémentaires des actions des autres partenaires du port. Sa collègue dira que le contrôle de qualité est effectué au niveau des unités industrielles selon des procédures de contrôle et l'évaluation des analyses.Les entreprises sont devant des défis, dira-t-elle,"dictés par des impératifs de sécurité, d'innocuité, d'hygiène et de traçabilité des produits". Le constat direct se fait par un contrôle documentaire et une inspection des produits ; le contrôle analytique se fait en cas de suspicion sur la qualité intrinsèque du produit. L'objectif étant, ajoutera-t-elle, de lutter contre la concurrence déloyale et la contrefaçon afin d'arriver à mettre sur le marché un produit concurrentiel éligible à l'exportation.M. Aït-Abdellah, de l'Inspection des douanes, a axé son intervention sur les facilités douanières en tant que mécanismes de soutien à l'économie nationale. Il insistera sur le fait que l'exportation est priorisée. La promotion des exportations hors hydrocarbures est une réalité sur le terrain, affirmera-t-il. Il s'est appuyé sur les différentes facilités et allègements introduits et sur la priorité dans la mise à quai des marchandises, destinées à l'exportation.L'inspecteur vétérinaire, le Dr Idres, a eu à présenter le service sanitaire vétérinaire aux postes frontaliers et au niveau du port où on effectue, poursuivra-t-il, des contrôles documentaires et qualitatifs des produits. Il déplorera néanmoins que le service phytosanitaire soit obligé de tout envoyer à Draâ Ben-Khedda ou à Alger pour analyse. Il a plaidé pour doter le service des moyens adéquats pour diminuer ce temps d'attente.Enfin, le représentant des opérateurs économiques, Azzoug Djamel, délégué régional du FCE, a déclaré qu'une synthèse des quatre précédentes éditions sera diffusée très prochainement. C'est une sorte de mémorandum qui a éclairé les entrepreneurs sur la voie à suivre d'autant qu'un nouveau modèle économique est proposé. Après avoir rappelé les thèmes des quatre dernières éditions, M. Azzoug a annoncé l'organisation, en novembre et en décembre, de rencontres sur le secteur du tourisme et sur l'aménagement du territoire et le développement urbain.M. Ouyougoute
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : OUYOUGOUTE Moussa
Source : www.liberte-algerie.com