David Vendetta a failli ne pas venir
«Un courrier Internet a été expédié à DJ Vendetta l'informant qu'il sera arrêté dès son arrivée à l'aéroport d'Oran», a révélé l'architecte du festival, Aouad Mohamed.
Les temps des grandes rumeurs et de l'intox brigand sont, semble-t-il, de retour tandis que les desseins concoctés sont de haute trahison. Des personnes, non encore dévoilées, ont, dans une démarche de haute trahison à la nation, perfidement tenté de porter atteinte à la souveraineté nationale et saboter les grandes festivités concoctées par la commune d'Oran à l'effet de la célébration en grande pompe d'une fête qui n'est pas ordinaire. Il s'agit de la fête de l'Indépendance et celle de la Jeunesse, qui se déroule, au grand bonheur des habitants d'El Bahia. Cette festivité a failli être boudée par plusieurs artistes qui avaient confirmé leur présence plusieurs jours auparavant. Des artistes, comme DJ Vendetta, ont failli renoncer à la dernière minute avant la journée du 5 Juillet.
La raison: «des personnes malintentionnées ont envoyé deux e-mails à DJ Vendetta l'informant qu'il serait arrêté dès son arrivée à l'aéroport d'Oran», a révélé l'architecte du festival de la Dignité, Aouad Mohamed, ajoutant que «d'autres ont reçu des courriers similaires dans lesquels il leur a été faussement expliqué que les conditions d'hébergement sont dérisoires pendant que d'autres invités ont été destinataires des mêmes courriers les prévenant que l'Algérie ne leur délivrera pas de visa d'entrée». L'intox a eu l'effet de bombe.
Les responsables de la municipalité d'Oran ont vite réagi en désamorçant à temps la bombe qui a failli exploser le jour de la célébration du Cinquantenaire de l'Indépendance.
L'avenir révélera tous les secrets d'un coup aussi bas qui a été déjoué à temps. Tant mieux puisque le festival de la Dignité a été célébré dignement, et les habitants et les visiteurs d'Oran se souviendront longtemps du grand carnaval, animé, dans la nuit du 4 au 5 juillet, par des troupes venues de 19 pays des quatre coins du monde.
Ces dernières, suivies par plusieurs dizaines de milliers de personnes, ont sillonné le boulevard de l'ALN (ex-Front de mer) jusqu'au point final, les planches du Théâtre de verdure Hasni-Chakroune où elles étaient attendues par des dizaines de milliers d'Algériens qui scandaient à tue-tête l'immortel slogan de «One, Two, Three, viva l'Algérie». L'extase a atteint son comble lorsqu'à minuit un gigantesque feu d'artifice, lâché à partir de l'Esplanade de Sidi Mhamed, a illuminé pendant plus de 15 minutes tout le ciel d'Oran sous les regards émerveillés des habitants et des hôtes de la ville des Deux Lions. Une liesse générale s'empara des vieux, des jeunes, moins jeunes, hommes, femmes et enfants qui ont oublié leurs préoccupations pour se consacrer entièrement au grand défilé dédié au Cinquantenaire de l'Indépendance, le temps d'immortaliser autant de souvenirs en battant le pavé en compagnie des artistes du désormais Carnaval d'Oran.
Ainsi donc, les Oranais ont vecu une soirée marquée par des scènes émouvantes après que les trois couleurs nationales ont été déclinées, dans le sillage du grand feu d'artifice, pour embraser le ciel d'El Bahia. Ce n'est pas tout, les caméramans de plusieurs chaînes TV accréditées, comme Nessma TV et China TV Arabic, avaient l'embarras du choix pour immortaliser le bonheur de toute la ville.
L'un des caméramans dira à notre rédaction: «J'ai sué pour prendre le maximum de plans vu que toute la ville et ses habitants jubilaient sous les effets du grand feu d'artifice».
Jeudi 5 juillet, en plus d'une journée marquée par plusieurs cérémonies dans la journée, la soirée a été, à l'instar des précédentes, riche en animations artistiques, avec Chikou and Gipsy king et le king du raï, Cheb Khaled. Ces deux derniers, mégastars de la soirée du 5 juillet, n'ont pas laissé les présents sur leur faim, gâtés qu'ils étaient par les meilleures mélodies et ce, jusqu'à une heure tardive.
Abdelkader Secteur empêché de poursuivre son show
Le célèbre humoriste, Abdelkader Secteur, n'a pas pu mener à terme son one-man-show programmé dans le cadre de la célébration du Festival de la Dignité. Ce dernier a été longuement chahuté, sifflé et hué par un public qui ne cessait de réclamer le king du raï, cheb Khaled. Ayant tenté, à maintes reprises, de calmer les esprits surchauffés de jeunes, l'enfant de Ghazaouet a fini par quitter la scène irrité.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Wahib AiT OUAKLI
Source : www.lexpressiondz.com