600 nouveaux sites de commerce informel ont été recensés au cours de cette année par les services de la Direction du commerce et des prix de la wilaya d'Oran. Ces résultats ont été obtenus après une enquête menée sur le terrain à travers les 26 communes de la wilaya.
Ainsi, il ressort de cette enquête que le phénomène a pris de l'ampleur depuis le répit décidé par les autorités centrales après les émeutes du sucre en janvier 2011. «Cette trêve décidée dans la guerre au commerce illicite a poussé certains réseaux à étaler leurs tentacules à travers plusieurs communes de la wilaya.
Elle a été perçue comme une sorte de mémorandum en attendant la légalisation de ces activités», a indiqué une source de la DCP qui ne manquera pas de signaler que les pouvoirs publics sont décidés à assainir le secteur du commerce. «On ne peut plus aujourd'hui fermer l''il sur un phénomène qui met en péril l'économie du pays. Aujourd'hui, l'informel a pris sous sa coupe même les réseaux de distribution.
Il ne s'agit plus aujourd'hui d'un petit chômeur qui installe un petit étal pour vendre de quoi nourrir sa famille, mais de réseaux qui ont parasité les réseaux de distribution pour étendre leurs activités», note la même source.
Il y a quelques mois, les pouvoirs publics avaient décidé d'engager une opération de recensement des sites de l'informel dans une tentative de légaliser ces activités. Mais cette opération menée sur le terrain sans connaissance préalable des réalités socioéconomiques de certaines communes a entravé la bonne marche de l'opération et surtout faussé les calculs.
«En apprenant cette initiative des pouvoirs publics, ceux qui tirent les ficelles du commerce informel se sont empressés d'occuper tous les espaces disponibles au point où aujourd'hui on compte à Oran 600 nouveaux sites qui sont venus s'ajouter à la cinquantaine déjà connus dont les principales places fortes, M'dina J'dida, El-Hamri et les abords de certains marchés», affirme la même source.
Aujourd'hui, les observateurs n'hésitent pas à pointer du doigt les réseaux formels qui se sont laissés entraîner pour devenir les complices d'activités qui risquent de mettre leur avenir en péril. «Un commerçant légalement installé n'hésite plus aujourd'hui à confier sa marchandise à un jeune activant dans l'informel. Mener une guerre contre le phénomène est devenu problématique à cause justement de cette complicité qui ne dit pas son nom», note avec dépit une source de la DCP.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : F B
Source : www.letempsdz.com