Conception - En islam, le mariage n'est pas considéré comme un sacrement, mais comme un contrat conclu entre deux personnes consentantes.
Les hommes comme les femmes ont la possibilité de divorcer. Ainsi si l'islam reconnaît la répudiation des femmes par les hommes, il reconnaît aussi le divorce demandé par la femme. Le divorce est donc reconnu comme une rupture du contrat de mariage. En général, ce contrat doit nécessairement avoir comme objectif, au moment de sa conclusion, de durer de façon indéfinie.
Le divorce, s'il est possible, ne doit se produire qu'en dernier recours. «L'islam a ainsi voulu préserver le mariage en instaurant la nécessité de réitérer, par trois fois successives et non simultanées, la formule de répudiation qui met fin à la vie commune et impose une période de idda qui permet notamment d'éviter, au cas où la femme enfanterait, qu'on attribue cet enfant à un autre homme qu'au mari», explique un mufti au niveau du ministère des Affaires religieuses et des Wakfs. «La troisième répudiation est celle qui rend la répudiation définitive, empêchant le mari de maintenir sa femme dans un état intermédiaire», ajoute notre interlocuteur. «Il y a ainsi deux répudiations, dites révocables suivies d'une troisième, irrévocable. La répudiation révocable est donc un moyen de protéger le mariage», explique aussi notre source.
L'évolution des sociétés musulmanes a fait que l'utilisation d'une triple formule simultanée suffisait pour que la femme soit répudiée. «Cette jurisprudence qui est valable dans notre pays, est d'usage également dans tous les pays musulmans, bien que cette pratique coutumière soit, à la lettre, contraire au Coran et aux hadiths», explique un imam d'une mosquée à Bab Ezzouar.
A la troisième répudiation, «l'homme ne peut plus revivre avec sa femme. Selon Le Coran, il ne peut se remarier avec elle que si celle-ci a, entre-temps, épousé un autre homme, puis divorcé», précise l'imam. Toutes ces mesures visent à donner le temps aux époux et à leur entourage de régler les conflits et de réfléchir aux conséquences du divorce ou de la répudiation. «D'ailleurs en cas de mésentente grave et prolongée, Le Coran recommande qu'on ait recours non pas directement à la formule du divorce mais à une commission qui tentera la réconciliation.
Il s'agit, pour ce faire, que le juge désigne une commission constituée d'une personne de la famille. Elle aura pour objectif de tenter la réconciliation entre les deux époux», nous dit un autre mufti au ministère des Affaires religieuses et des Wakfs. «Au cas où il leur apparaîtrait que la réconciliation est impossible ou vaine, ils peuvent prononcer le divorce», explique une avocate.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : R K
Source : www.infosoir.com