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Que de temps perdu !



Que de temps perdu !
« Ce conflit a été réglé après que le Premier ministère ait donné son aval sur cette question», affirme l'Union nationale des personnels de l'éducation et de la formation (Unpef), dans une déclaration à la presse. Après plus de trois mois d'une grève usante, les intendants ont repris le chemin de leurs bureaux en obtenant, apparemment, gain de cause. Suite à une séance de négociations avec le ministère de l'Education, les intendants de l'éducation ont ainsi mis fin à un débrayage qui a pris, avec le temps, les allures d'un bras de fer avec une ministre, nouvelle dans son poste, qui a voulu imposer ses idées en mettant au pas le syndicat. Elle est venue avec ses propres idées, quitte à se mettre à dos les syndicats et risquer une situation de blocage intégral. Au-delà des acquis arrachés par les grévistes avec l'intervention du Premier ministre, on est en droit de se poser la question de l'utilité d'un tel conflit quand on connaît forcément son issue. Le plus désolant est de constater qu'avec tout changement des ministres, on se dirige indéniablement vers l'éclosion d'un conflit entre le partenaire social et la tutelle, quelle qu'elle soit, et le gel de tout un secteur d'activité. Puisque le dernier mot revient, de toute façon, au locataire du Palais du gouvernement, n'est-il pas plus judicieux que le premier mot lui soit dévolu pour éviter ces situations ' Le point d'interrogation est légitime lorsqu'on connaît les conséquences d'une grève au long cours et l'on s'étonne de l'obstination de certains ministres de la République à faire le choix d'une confrontation frontale qu'ils savent perdus d'avance. Au-delà des acquis arrachés par les grévistes avec l'intervention du Premier ministre, on est en droit de se poser la question de l'utilité d'un tel conflit quand on connaît forcément son issue. L'urgence de trouver une parade à ce genre de situation doit impérativement passer par une réflexion plurielle et la création, pourquoi pas, d'un organe de gestion des crises qui réunit des professionnels du dialogue pouvant intervenir en cas d'impasse.Une sorte de médiateurs entre ministères et partenaires sociaux sollicités pour trouver un terrain d'entente afin d'éviter au maximum un pourrissement inutile et de recourir à chaque fois à la justice. La grève est un droit et personne ne peut le renier et en arriver à sanctionner des salariés en touchant à leurs portefeuilles, puis une fois le conflit solutionné, faire marche-arrière ne fait que miner l'autorité de l'Etat. Alors au lieu de s'entêter, il aurait fallu faire preuve de plus de flexibilité en amont pour au moins sauver les apparences.


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