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Que d'engagements en 2014 !



Que d'engagements en 2014 !
Tout au long de l'année qui s'achève, la relance de l'industrie a été au centre des débats entre les promesses du gouvernement pour l'amélioration du climat des affaires et la révision du code des investissements, les attentes des opérateurs économiques, les avertissements des experts et les orientations des institutions internationales.Ce dossier a fait l'objet de nombreuses rencontres dont la dernière remonte à novembre dernier. Prévue initialement en septembre, la Conférence nationale sur le développement économique et social a finalement eu lieu début novembre pour se solder par des décisions qui n'ont rien de nouveau par rapport à ce qui a été promis pour la relance d'un secteur dont dépend l'avenir économique du pays. Il y a eu juste un consensus autour de la nécessité de mettre en place un plan d'action urgent pour l'amélioration du climat des affaires en Algérie. Un point nodal de toute relance. Il y a eu auparavant, durant l'été 2014, les annonces portant sur la réorganisation du secteur public marchand à travers la création d'une dizaine de groupes industriels publics avant la fin de l'année. Et voilà que la mesure attend d'être concrétisée. Le délai n'a pas été respecté, comme c'est le cas pour d'autres résolutions. Idem pour les mesures arrêtées lors de la tripartite de septembre dernier. La réalité du terrain reste en totale contradiction avec les promesses du gouvernement.«La réindustrialisation de l'Algérie doit être obligatoirement le moteur d'une croissance forte et saine», avait pourtant noté le Premier ministre Abdelmalek Sellal à l'ouverture de cette traditionnelle rencontre. Mais qu'a-t-on fait en 2014 pour réaliser cette réindustrialisation tant attendue ' Où en est-on avec la démarche rénovée tant prônée pour sortir de la dépendance aux hydrocarbures ' Mais surtout pour disposer d'une économie diversifiée qui réponde à la demande intérieure et qui pourrait contribuer à la promotion des exportations hors hydrocarbures, surtout en cette période de vaches maigres.La scène économique nationale, au lieu de connaître ces changements, a plutôt cumulé de faibles performances dans différentes filières industrielles, à l'exception de l'agroalimentaire. La sortie de la première voiture made in Algeria de l'usine de Oued Tlélat d'Oran ne représente qu'un petit pas dans un secteur où les freins structurels persistent, empêchant l'économie nationale d'atteindre tout son potentiel de croissance. En effet, la faiblesse du secteur productif privé, la faible valeur ajoutée dégagée par les entreprises publiques, la difficulté d'accès au foncier avec le retard accusé dans la réalisation des nouveaux parcs industriels, les lenteurs bureaucratiques, le poids de l'informel et les problèmes de financement ont été les points saillants de l'économie nationale en 2014.La hausse vertigineuse des importations dans plusieurs segments à l'image des médicaments illustre parfaitement le retard pris dans le développement de l'industrie. La situation risque de se corser avec la chute des prix du pétrole et les mesures annoncées par le gouvernement dont la plus importante reste la fermeture des entreprises publiques déstructurées. Ainsi, après avoir dépensé depuis 2009 320 milliards de DA pour l'assainissement des entreprises industrielles publiques, le gouvernement décide à la lumière de cette crise qui s'annonce d'effacer tout et de recommencer à zéro. Piètre bilan pour un secteur aussi important, toujours en attente de ses champions tant prônés dans les discours officiels.


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