
L'annonce de la candidature de Abdelaziz Bouteflika, de la part de son Premier ministre, a renforcé la position du candidat Ali Benflis.Tarek afid - Alger (Le Soir)Le QG de campagne de Ali Benflis ne désemplit pas. Jijel, Aïn-Defla, Constantine”? des groupes de sympathisants venus de plusieurs régions du pays attendaient, hier, dans la cour intérieure. Café à la main, on discute politique.Abdelkader Zidouk, directeur adjoint chargé de la mobilisation, reçoit de jeunes élus du Front de libération nationale. «L'opération de collecte de signatures se poursuit encore, il faut continuer sur votre lancée», explique-t-il.Selon lui, la situation est très «positive». Pourtant, l'annonce par le Premier ministre de la candidature de Abdelaziz Bouteflika aurait dû provoquer un phénomène de démobilisation. «La déclaration de Abdelmalek Sellal n'a provoqué aucune déperdition d'énergie. Au contraire. Depuis 48 heures, nous constatons un réel mouvement d'adhésion, tant au niveau du siège de campagne national qu'au niveau des comités de soutien dans les wilayas», assure Abdelkader Zidouk.L'ancien député de Aïn-Defla cite en exemple un couple de jeunes médecins. «Ils se sont présentés dimanche à la direction de campagne. Ils nous ont avoué n'avoir jamais fait de politique auparavant, mais qu'ils avaient fini par réagir après la décision du Président Bouteflika de briguer un quatrième mandat. Ce couple est finalement reparti avec un paquet de formulaires de signatures.»Zidouk estime que l'opinion publique a fait face à deux campagnes médiatiques simultanées. «Vendredi soir, les téléspectateurs ont suivi la première partie de l'interview de Ali Benflis sur Echorouk TV. Le lendemain, c'était au tour de Abdelmalek Sellal d'annoncer la candidature du président de la République. Puis, dimanche, seconde partie de l'interview de Benflis. Au bout du compte, l'opinion publique a été confrontée à deux discours totalement opposés : celui de Ali Benflis prènant le respect de la loi et des institutions et l'annonce de Sellal qui est contraire à ses attributions de président de la Commission nationale de préparation de l'élection.»Zidouk est convaincu que la déclaration d'Oran a boosté la campagne de Benflis. Une conséquence inattendue que confirme Mohamed Mekhalif, le responsable des réseaux sociaux.«Le web s'est emballé au courant de la journée de samedi. L'annonce par Abdelmalek Sellal a provoqué une véritable secousse. Il faut avouer que les commentaires sur les réseaux sociaux n'étaient pas réellement positifs», note Mekhalif. Par ailleurs, le jeune homme est fier d'annoncer que la page officielle du candidat sur Facebook dépassera bientèt les 100 000 membres. «En terme de visibilité sur internet, tous médias confondus, Ali Benflis devance largement toutes les personnalités politiques. Sa présence devrait connaître une nette augmentation dès le lancement du nouveau site. Il sera mis en ligne le jour de la confirmation officielle de sa candidature», dit-il.En fin d'après-midi, quelques sympathisants sont encore dans la cour intérieure. Dans cette agora improvisée, on parle du traditionnel message du président de la République à l'occasion de l'anniversaire de la création de l'UGTA et de la nationalisation des hydrocarbures. Tous relèvent que Abdelaziz Bouteflika n'y fait pas référence à sa candidature pour un quatrième mandat.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : T H
Source : www.lesoirdalgerie.com