L'implication entière de Djamel Ould Abbès dans la préparation du scrutin du 10 mai prochain est désormais un fait bien établi. Il ne rate pas une occasion pour montrer son civisme dévoué et son engagement dans les réformes politiques et économique du pays.
Alors que la campagne électorale s'est achevée par un temps bien monotone, le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Djamel Ould Abbès a entamé la sienne. Bien qu'il ne soit pas parmi les candidats aux 462 sièges de l'APN, il a mobilisé depuis quelques jours, l'ensemble de son personnel dans une campagne destinée à sensibiliser la population au vote. Cette attitude, s'avère étonnante pour le premier responsable d'un secteur névralgique gangrené par de multiples crises. M. Ould Abbès a appelé, à maintes reprises, les fonctionnaires de la santé pour une mobilisation dans les élections allant même à ajouter un aspect compétitif à titre de motivation. Comme cela a été le cas lors d'une rencontre à Oran, «distribuez les dépliants que nous avons ramenés pour le vote, après on verra quelle est la wilaya qui aura réussi à obtenir le plus fort taux de participation», a-t-il affirmé sous des airs de menace. Il Il dira auss que 277 725 employés du secteur de la santé seront jeudi prochain au chevet des électeurs. Tout en précisant que «la totalité du personnel» de son secteur a été réquisitionné pour la réussite des élections législatives, une déclaration qui soulève bien d'interrogations. En effet, si le département tout entier a été mobilisé pour cette tâche, qui va se charger des dossiers brûlants : des syndicats, du médicament et des multiples mouvements de débrayages ayant à ce jour paralysés de nombreuses infrastructures hospitalières' Cette nouvelle sortie médiatique a étonné de nombreux acteurs dans la santé publique. A leur tête, les syndicats, ayant vu en cette nouvelle position, un détachement total de la tutelle qui se devait être réquisitionnée quant aux véritables problèmes qui pourrissent la santé depuis des années au détriment du malade algérien, allant même à considérer cela comme un «manque» de responsabilité flagrant. Une situation qui s'est notamment traduite par un courrier adressé à l'intension du Bureau international du travail (BIT) par l'intersyndicale en vue de mettre fin aux «dépassements du ministre et de son entourage». D'ailleurs, à l'heure où Ould Abbès semble être occupé par la situation législative du pays «négligeant» les crises qui calcinent la santé publique, les mouvements de débrayage se multiplient et de plus en plus et de syndicats montent au créneau. En effet, après le 10 mai, le ministre aura, à gérer de nombreuses nouvelles grèves liées à la position socioprofessionnelle des personnels de la santé et à la prise en charge des malades. S'ajoutant ainsi à celle entreprise depuis plus de trois semaines par le Syndicat national des praticiens spécialistes de santé publique (SNPSSP). En effet, trois syndicats ont annoncé leur intention à arrêter leur travail, notamment, le Syndicat national des praticiens de santé publique (SNPSP), qui appelle à une grève de trois jours à partir d'aujourd'hui. Le syndicat national des psychologues (SNAPSY), à travers une assemblée générale programmée au lendemain du scrutin, autrement dit samedi prochain envisage aussi de faire grèvetout comme le syndicat national des professeurs du paramédical.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Karima Hasnaoui
Source : www.lnr-dz.com