Oran - A la une

Quand les bilans de gestion des SSPA deviennent des obstacles...



Depuis le lancement du professionnalisme en Algérie, en 2010, et la constitution des clubs en sociétés sportives commerciales, rares sont ceux qui présentent régulièrement leurs bilans de gestion.Des bilans financiers notamment qui sont exigés par de nouveaux et éventuels repreneurs, mais qui ne sont que rarement préparés par les clubs dits professionnels. Ce qui empêche l'arrivée d'éventuelles sociétés nationales qui se montrent intéressées. Rien que pour ces deux dernières saisons à titre d'exemple, deux clubs, à savoir le MC Oran en Ligue 1 et l'USM El-Harrach en Ligue 2, qui à l'instar d'autres clubs «professionnels», vivent des situations difficiles, au point de faire appel à des sociétés nationales. Hyproc pour le club oranais et Naftal pour le club algérois, mais aucune de ces sociétés n'a accepté d'intégrer le conseil d'administration de ces clubs respectivement pour les prendre en charge à cause de l'absence des bilans de gestion antérieurs. Hyproc, comme Naftal ont exigé les bilans des dernières années, mais ni le MCO, ni l'USMH n'ont présenté lesdits bilans. Des bilans qui ne sont jamais présentés ou rarement, parce que les clubs n'organisent pas souvent les assemblées générales ordinaires des actionnaires. C'est le cas également de la JS Kabylie puisque la direction de la SSPA/JSK a introduit récemment un audit au niveau du tribunal de Tizi Ouzou, section commerciale, pour demander une expertise financière sur la gestion du club durant le règne de l'ancien bureau. «Depuis que je suis arrivé à la tête du club, en 2018, je n'ai rencontré que des difficultés. J'ai hérité d'une situation très difficile (...) Nous allons saisir la justice et une requête sera déposée auprès de la section commerciale près le tribunal de Tizi Ouzou pour une expertise financière. Le tribunal désignera un expert financier afin de procéder à un audit pour une expertise financière sur la gestion du club de 2010 à 2020. Cela rentre dans le cadre de l'assainissement des documents de gestion du club», avait précisé Chérif Mellal, le président de la JSK. A l'USM Alger, c'est le même constat avec l'arrivée de Serport, le nouveau propriétaire du club, succédant au groupe ETRHB. La semaine dernière, Abdelghani Haddi, directeur général de l'USMA, avait qualifié la gestion antérieure du club de chaotique. Et si l'Etat décide de mener des expertises sur la gestion des clubs de football, des têtes vont sûrement tomber...
A. A.
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