Louiza Hanoune n'a aucun complexe nimauvaise conscience à afficher sa proximité et celle de son parti avec lacentrale syndicale de Sidi Saïd. Cela alors qu'en toute logique, leurs visionset leurs prises de position sur la plupart des questions d'ordre économique ousocial faisant l'actualité sont aux antipodes.Effectivement, il a été un temps et des circonstances où lePT et l'UGTA ont exprimé les mêmes oppositions quantà certains choix faits par les pouvoirs publics pour concrétiser lesorientations libérales de leur politique économique. Au final pourtant, lacentrale syndicale s'est rangée au côté de ces pouvoirs publics en donnant sacaution à tout ce qu'il y a de contestable et d'impopulaire dans leur politiqueéconomique et sociale. Alors que par contre, le PT s'en tient lui à lacontestation et au rejet global et sans équivoque de cette politique.Que la centrale UGTA ait rejoint le «camp des libéraux» etsoit devenue son «pompier social» ne semble pas être un motif suffisant derupture du PT d'avec elle. Louiza Hanounecontinue à développer ses relations amicales avec Sidi Saïd et le secrétariatnational de l'UGTA comme s'il existait entre eux unvéritable compagnonnage bâti sur des aspirations et des projets identiques.Bien que l'UGTA ait abdiqué touteforme de contestation de nature syndicale, la porte-paroledu PT persiste à miser sur elle dans la stratégie de son parti de remise encause et de rejet de la politique économique libérale de l'Etat. Le paradoxeest que la cheftaine de file du PT en est arrivée jusqu'à ignorer les syndicatsautonomes, dont la pugnacité dans le combat social revendicatif aurait dûemporter son adhésion et suscité sa solidarité.Louiza Hanoune s'accroche à l'UGTA parce qu'elle persiste à considérer que le pluralismesyndical est loin d'être la bonne chose pour le monde du travail. Elle pensepeut-être qu'en dépit de ses reniements, la centrale UGTA reste le creuset oùdevrait se forger une puissante organisation syndicale rassembleuse de toutesles potentialités de résistance à la «dérive néolibérale» et de défense desintérêts des couches sociales défavorisées.La porte-parle du Parti destravailleurs s'illusionne en estimant qu'elle puisse entraîner la vieillecentrale syndicale sur les positions radicales de son parti. Elle cultive unechimère en pensant que les syndicalistes du tonneau de Sidi Saïd, Salah Djenouhat et consorts, peuvent imprimer une dynamique delutte syndicale au mécontentement que suscitent les politiques économique etsociale du gouvernement.Pour beaucoup de citoyens, aux yeux de qui le PT de Louiza Hanoune exprime lesconvictions et les attentes qu'ils nourrissent, les relations ambiguës qu'ilentretient avec la centrale syndicale UGTA sont incomprises et mal acceptées. Etce n'est pas l'image de Louiza Hanounetrônant en place d'honneur parmi les invités conviés au 11ème congrès de l'UGTAqui va atténuer leur méfiance contre ce rapport absurde.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Kharroubi Habib
Source : www.lequotidien-oran.com