
Un cycle de formation autour de la protection du patrimoine culturel et la lutte contre la commercialisation illégale des biens culturels s'est ouvert dans la matinée d'hier au palais de la culture Moufdi-Zakaria. L'inauguration s'est faite en présence de la ministre de la Culture, Khalida Toumi, et d'El-Affani Aziz, directeur de l'enseignement et des écoles à la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN) et représentant du directeur général de la Sûreté nationale. Après une première expérience en 2007, cette deuxième édition a pour but de renforcer, approfondir les connaissances et adopter les dernières technologies en matière de protection des biens culturels. Quarante éléments de la Sûreté nationale suivront le cycle. Des conférences autour du rôle de la gendarmerie, de la douane dans la protection du patrimoine et l'apprentissage des techniques d'investigation seront dispensés par plusieurs spécialistes. Viendra ensuite l'étape pratique au cours de laquelle les officiers visiteront plusieurs sites historiques et archéologiques, notamment le site archéologique de Tipasa ce mercredi. Une session de cours débutera au sein des musées à partir du 19 mai. Selon Aziz El-Affani, 'de 1996 à aujourd'hui, 110 cas de vols de biens culturels patrimoniaux ont été recensés". 727 pièces anciennes et 8775 pièces monétaires de bronze et d'argent datant entre autres des périodes romaine et byzantine ont pu être récupérées. Dans beaucoup de cas, les pièces volées atterrissent en dehors des frontières algériennes dans des endroits inattendus et improbables. Lors de son discours, Mme Toumi a évoqué le masque de Gorgone, volé en 1996 et retrouvé récemment en Tunisie, dans une des maisons appartenant à la famille de l'ancien président tunisien Ben Ali. La ministre explique que ce dernier bien, après avoir été reconnu avec preuve et réclamé à l'Etat tunisien, a quand même été exposé dernièrement en Tunisie. Pour la ministre, 'cet acte est totalement irrespectueux et inadmissible". Par ailleurs, la ministre a tenue à démentir fermement ce qui a été dit concernant le site archéologique d'Oran qui a été détruit, et les rumeurs sur la non-implication du ministère de la Culture. 'Une plainte a été déposée en 2005. La justice a pris son cours et a décidé d'accorder le terrain à des privés", a-t-elle signalé.
F Y N
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Farah Yasmine Nia
Source : www.liberte-algerie.com