Réserves des pouvoirs publics et justifications du maître d’œuvre
L’entreprise turque Atlas-Génie-Civil, qui a subi de fortes critiques de la part des autorités locales pour le grand retard accusé dans la réalisation de certains projets qui lui ont été confiés, a enfin livré deux équipements sur le total des projets qu’elle détient à Oran.
Elle enregistre toutefois ainsi presque une année de retard par rapport aux délais impartis initialement dans les cahiers de charges. Les deux équipements qui ont été livrés sont la Faculté des Sciences humaines et le Lycée de l’USTO. Pour rappel, les travaux de réalisation du projet de la faculté dont le coût de l’investissement est estimée à plus de 230 millions de dinars, ont démarré au début de l’année 2005 et devaient être livrés 12 mois plus tard. Les raisons qui sont à l’origine de ce retard, ont un rapport avec la perturbation qu’a connue l’élaboration des plans du projet par le bureau d’études Mila. Selon M. Mustafa, l’un des responsables d’Atlas Génie-Civil «le bureau d’études ne nous a pas remis les plans à temps, pis encore les plans des différents lots contenus dans le marché du projet ont dû être refaits et subir des modifications à plusieurs reprises.
Ce que nous avons réalisé maintenant, n’a rien à avoir avec ce qui était prévu initialement dans les cahiers de charges, à savoir que les gros œuvres du marché comprenaient 04 lots, une bibliothèque centrale, les places pédagogiques, bloc administratif et enfin un amphithéâtre.» Selon notre interlocuteur, le même problème s’est posé pour le projet du lycée dont la capacité d’accueil est de 100 places pédagogiques. Interrogé sur le projet du Palais des congrès dont le marché des travaux des corps d’états secondaires «CES» fut examiné et validé par la commission nationale des marchés, après qu’il soit décroché par cette même entreprise turque Atlas-Génie Civil, notre interlocuteur explique que ledit projet aurait été gelé provisoirement par la wilaya pour insuffisance de financement, une information que nous avons tenté de suite de vérifier auprès du premier responsable de l’assemblée populaire de la wilaya (APW) étant donné que ce projet est né conformément à l’une des recommandations de cette institution et son financement est toujours passé par les délibérations des sessions de l’APW, depuis son inscription officielle en 1998 au budget de la wilaya du temps de l’ex-assemblée. Ainsi, M. Brahma Djelloul, P/APW d’Oran explique que l’institution qu’il préside a dégagé 24 milliards de centimes pour l’achèvement des travaux de CES et qu’aucune information ne lui a été signifiée à propos du gèle du projet.
Chose qui nous a amené à vérifier encore une fois cette information auprès des services compétents au niveau de la wilaya, en l’occurrence, la direction de l’administration locale (DAL) dont le premier responsable n’a ni confirmé ni infirmé cette éventualité du gèle du projet du Palais des congrès et a promis de nous fournir les explications nécessaires à propos de ce sujet ultérieurement.
En attendant, tous les indices vont dans le sens que le blocage du projet aurait éventuellement rapport avec la réévaluation du projet due aux multiples retards qu’a accusé la réalisation de ce dernier. Ce point précis a été évoqué par le wali d’Oran M. Tahar Sekrane dans l’une de ses sorties publiques.
Il faut savoir que les gros œuvres du Plais des congrès ont été réalisés par «Cosider». Il n’est pas inutile aussi de souligner que l’entreprise Atlas-Génie Civil a été introduite dans le marché algérien par le projet des 2.000 logements des Planteurs qu’elle a décroché, suite à un avis d’appel d’offres international lancé par l’OPGI d’Oran.
Amel S.
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com