Une longue attente et des révisions répétitives du coût du logement LSP. Mais les souscripteurs au projet des 711 logements socio-participatifs de Haï Sabah ne désarment pas et exigent des explications fondées sur les versements supplémentaires demandés à chaque fois par l'Agence foncière de la wilaya d'Oran, le promoteur de ce projet.
Un groupe de ces bénéficiaires vient d'adresser une lettre au ministre de l'Habitat et de l'Urbanisme, l'interpellant pour intervenir et régler ce problème. Dans cette lettre, le groupe des souscripteurs attire l'attention du premier responsable du secteur sur le retard accusé dans la réception de ce projet qui date de 2001. «Ces logements devaient être livrés en 2003, vu que «nous nous sommes acquittés de nos droits, dont les frais du logement et les frais parallèles». Or, jusqu'à présent, ces logements n'ont pas été livrés et ce groupe de bénéficiaires soulignent qu'à leur grande stupéfaction, ils sont convoqués à chaque fois par l'agence pour le versement «de sommes supplémentaires allant de 520.000 à 860.000 dinars, en fonction de la superficie du logement. Le motif invoqué, selon les rédacteurs de cette lettre, est l'augmentation du prix du mètre carré de l'assiette sur laquelle a été réalisé le projet. Les souscripteurs évoquent, en plus de ce problème, « l'inexistence de contrats de vente sur plan pour ces logements et des rallonges réclamées par l'agence qui ont dépassé les «80%».
Pour les bénéficiaires qui n'ont pas pu s'acquitter des sommes supplémentaires, ils ont reçu des attestations d'annulation de l'attribution de leur logement. Une situation qui a provoqué le courroux de certains qui estiment qu'après tant de retard dans la livraison de ces logements, l'agence n'a pas le droit de demander des versements supplémentaires, puisque certains bénéficiaires dans ce même projet ont habité leur logement en payant les prix fixés initialement».
Pour sa part, l'Agence foncière de wilaya avait expliqué auparavant que la révision des prix reste conditionnée par le cours du marché des matériaux de construction, la masse salariale et notamment la fixation du nouveau SNMG et les dernières mesures prises par les pouvoirs publics en matière de constructions parasismiques qui demandent plus de dépenses.
Concernant ledit projet, l'agence a indiqué que l'écrasante majorité de ses clients ont versé leurs dûs et que seule une vingtaine refuse.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : sofiane
Ecrit par : B Mokhtaria
Source : www.lequotidien-oran.com