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Projection de films sur le MALG, à Oran



Projection de films sur le MALG, à Oran
On attribue souvent au MALG de bonnes et de mauvaises choses, ce qui n'est pas faux, mais laissons les gens apprécier ce qu'il y a de positif», a indiqué Dahou Ould Kablia, actuel président de l'Association nationale des anciens du MALG.Il est intervenu mercredi soir au Sheraton d'Oran, à l'ouverture du programme de projection d'une série de films documentaires réalisés sur cet ancien ministère de l'Armement et des Liaisons générales, créé par le GPRA durant la guerre de Libération. C'est en même temps un hommage à Abdelhafid Boussouf, qui l'a dirigé pendant longtemps. La projection coïncide également avec la célébration de la grève des étudiants du 19 Mai 1956, dont l'organisation a fourni le plus gros des troupes qui allaient être formées dans plusieurs domaines de compétence. A titre d'exemple, la première promotion des transmissions date de 1957 et portait le nom de «Zabana». «Ce travail réalisé par Amine Kaïs nous a pris trois ans et nous l'avons réalisé avec des moyens limités et c'est pour cela qu'il demande à être enrichi, mais c'est déjà un travail de mémoire qui peut inspirer notre jeunesse dans le sens où elle peut se rendre compte qu'on peut transformer les rêves les plus fous en réalité», a indiqué Ould Kablia.Justement, à la vue du premier opus intitulé Transimissions de cette série de sept épisodes portant le titre générique Sur les chemins de la liberté, on est en droit de critiquer ce travail qui peine déjà à remplir cette fonction pédagogique. Le film, se limitant la plupart du temps à une compilation de quelques longs témoignages, n'est soutenu presque par aucun récit, ce qui ne facilite pas la compréhension de ce à quoi on veut aboutir. Il est incompréhensible, car ça part dans tous les sens. Les faits relatés par les témoins ne sont souvent pas montrés dans leur contexte et les acteurs auxquels on a voulu rendre hommage paraissent tomber du ciel. «Nous, les anciens, connaissant un tant soit peu l'histoire de la guerre d'Algérie, avons du mal à suivre, que dire alors de la nouvelle génération '» s'interrogent certains spectateurs à l'issue de la projection. A noter néanmoins que beaucoup d'autres ont applaudi. Bref, pour ce qui est du contenu, le film gagnerait à relativiser davantage les choses pour mieux comprendre une guerre de libération salutaire pour tout un peuple, mais dont le déroulement ne s'est pas passé «comme sur des roulettes».A croire certains témoignages, les agents des transmissions étaient à un moment au courant de tout ce qui se tramait par l'armée et par le pouvoir colonial sur l'ensemble du territoire et même au-delà. Cette envolée lyrique estompe une réalité très dure pour les combattants, dont beaucoup ont laissé leur vie et où l'action sur le terrain s'est avérée d'une extrême complexité. Le film donne plutôt l'air d'être fait à la gloire de ceux qui ont survécu. Ce n'est pas pour diminuer leur rôle ou minimiser les sacrifices qu'ils ont consentis, mais plus d'un demi-siècle après l'indépendance, les louanges ne servent peut-être plus à rien. Hormis l'armement, l'aviation et le renseignement, un des films intitulé Les Immortels du MALG est consacré aux femmes, et c'est, précise-t-on, pour montrer également la participation active de la femme algérienne à la libération du pays. Dans son intervention, Dahou Ould Kablia a, par ailleurs, tenu à remercier un opérateur local dans le domaine de l'hôtellerie pour avoir pris en charge les équipes de journalistes venues d'Alger pour couvrir l'événement.
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