? Le Programme d'appui Jeunesse-Emploi (PAJE), co-financé entre l'Union européenne et l'Algérie et placé sous la tutelle du ministère du Travail, de l'Emploi et de la Sécurité sociale peut être élargi à d'autres wilayas du pays si les résultats pour les 4 wilayas pilotes : Oran, Annaba, Khenchla et Béchar sont satisfaisants. La cheffe des opérations de coopération à la délégation de l'Union européenne, en Algérie, Mme Silvia Severi, présente mercredi dernier au 2ème Séminaire régional de visibilité du programme PAJE, a souligné, en marge de cette rencontre, qu'une « programmation de fonds européen se fait, d'année en année, en sorte que nous travaillons ensemble pour mettre en relief et donner plus d'importance à ce qui a bien fonctionné et qui mérite d'être exploré et revoir ce qui n'a pas marché ; nous faisons des évaluations avec des experts externes qui viennent regarder, de près, la mise en œuvre des résultats et qui nous recommandent la suite. Nous avons un travail continu qui s'appelle « cadre unique d'appui'. Dans ce cadre, nous développons, d'année en année, un programme annuel d'actions et aujourd'hui, en 2019, nous sommes en train de commencer des programmes qui ont été décidés, en 2018, pour le financement et dont la décision de financement est tombée en 2018 ». Ce programme co-financé, à hauteur de 23,5 millions d'euros, par l'Union européenne et 2,5 millions d'euros par l'Algérie, a contribué au financement de 95 projets sur les 4 wilayas pilotes. Au total, 130 entreprises ont été créées, dans le cadre de PAJE, selon le directeur national du programme, M. Abderezzak Boucherir qui a annoncé également, la formation de 500 jeunes, en plus d'un accompagnement pour les cadres de l'Etat. Le directeur du programme s'est montré, d'autre part, optimiste sur la suite à donner au PAJE, déclarant que « nous allons évaluer cette plate-forme et son efficacité, afin d'aller de l'avant, à savoir la capitlisation et la pérennisation de cette plate-forme afin de la dupliquer sur les autres wilayas ».Le but de ce programme, lancé en 2015, est le renforcement de l'intersectorialité afin d'initier certaines activités entre les secteurs, a expliqué le directeur du programme. Le choix des wilayas pilotes a été bien étudié, puisqu'elles sont situées dans des régions qui partagent des caractéristiques communes et des spécificités qui ont été prises en considération.
La CNAC élargi la tranche d'âge à 55 ans
Quant au directeur de la caisse nationale d'assurance chômage (CNAC), M.Sahraoui, présent également à cette rencontre, il a expliqué, pour sa part, que cet organisme est partenaire de PAJE. Des cadres de la CNAC sont affectés à ce dispositif pour animer le guichet intersectoriel de proximité. Les conseillers qui sont installés dans ce guichet et qui ont déjà subi des formations, sont chargés d'orienter les jeunes porteurs de projets vers la CNAC pour la formation, l'accompagnement et le suivi.
Sur l'activité de la CNAC, M.Sahraoui a annoncé l'introduction de nouvelles dispositions à la caisse pour la prise en charge des chômeurs exclus jusque là. En effet, la tranche d'âge des bénéficiaires de ce dispositif a été élargie jusqu'à 55 ans au lieu de 50 ans initialement. Tous les jeunes âgé entre 30 et 55 ans et porteurs d'idées ou de projets peuvent bénéficier des avantages de la CNAC. «Bientôt, nous allons prendre en charge les porteurs de projets âgés de 55 ans. Nous accompagnons et nous finançons la création de la micro-entreprise dans tous les domaines d'activité pour les jeunes chômeurs porteurs d'idées de projets et disposant d'une qualification en rapport avec l'activité qu'ils projettent et en rapport avec leur capacité. Notre organisme est là pour accompagner avant et après la création de micro- entreprise pour financer, pour former, pour accompagner et régler les problèmes». L'autre nouveauté, nous a expliqué le même responsable, est la possibilité d'intégrer des véhicules de transports pour les promoteurs. Cette mesure gelée depuis des années, sera de nouveau lancée vue la nécessité des moyens de transport pour ces jeunes. Sur les secteurs d'activité les plus investi par les jeunes promoteurs, M.Sahraoui a indiqué que l'agriculture est le secteur est première position actuellement, suivi par l'industrie, l'artisanat, les industries de transformation et les services. La CNAC a financé depuis sa création 7.000 projets. En 2018, un ralentissement a été enregistré pour la caisse pour reprendre en 2019. Pour éviter le déplacement, une plate forme numérique est disponible pour faire les enregistrements avec un délai de prise en charge du dossier d'un mois.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Mokhtaria Bensaâd
Source : www.lequotidien-oran.com