Affaire en délibéré
L?affaire des deux responsables du MDS (dont le procès en appel s?est tenu mardi) est, a-t-on appris hier, laissée en délibéré jusqu?au 16 novembre. Le parti de Hachemi Cherif a prôné le boycott actif lors de la campagne pour les présidentielles passées et c?est dans ce cadre que ces deux militants (dont le porte-parole local, Saïd Kateb) avaient été interpellés puis jugés, en première instance, au tribunal d?Es Sénia où ils avaient déjà écopé d?une peine de 3 mois de prison avec sursis et de 5 000 DA d?amende chacun. Après avoir apposé plusieurs tags appelant au boycott des élections, le véhicule des deux militants, de retour d?Es Sénia, avait été arrêté à l?entrée d?Oran. « Nous avions déjà le pressentiment d?avoir été suivis puis, effectivement, arrivés au barrage de police, les agents de l?ordre nous avaient demandé nos papiers qu?ils ont remis aux policiers parqués derrière nous », atteste le porte-parole local du MDS. Lors de ce procès en appel, les avocats de la défense ont considéré que l?article 108 de la loi électorale ne pouvait pas s?appliquer ici pour la simple raison que le texte spécifie seulement les lieux où il est interdit d?afficher. « Nous avons remis à la justice des photos montrant l?ampleur de l?affichage anarchique et parfois virulent qui a concerné l?ensemble des candidats sans que les concernés ne soient inquiétés », poursuit-on à ce sujet, pour supposer, en fin de compte, que l?interpellation avait des arrières-pensées politiques à cause de la position non conventionnelle prise par le MDS.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Djamel Benachour
Source : www.elwatan.com