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Procès de l'affaire dite des faux Bacs à Oran



Procès de l'affaire dite des faux Bacs à Oran
Au préalable, elle a fait l'appel des quelque 123 personnes concernées, constatant l'absence d'un grand nombre d'entre elles. Avant même de prendre place dans la salle d'audience, des avocats avaient anticipé ce report que l'on nous a présenté comme étant la conséquence normale d'une procédure, à savoir la présentation spontanée de deux personnes, des étudiantes, pour qui des mandats d'amener avaient été émis lors de l'instruction.En effet, il faut savoir que cette affaire, qui a éclaté et éclaboussé l'université algérienne, il y a un an, avec des révélations et une enquête de la gendarmerie sur un trafic d'attestations de faux bacs et autres faux diplômes, a débouché 8 mois plus tard sur l'inculpation de plus d'une centaine de personnes entre étudiants, parfois d'une même fratrie, fils et filles de la nomenklatura, d'avocats et de médecins de renom, des cadres de l'université et de l'éducation.Au départ, avec plus de 400 personnes auditionnées, plus d'une vingtaine de mandats d'amener, des mandats de dépôt prononcés, l'on était arrivé ensuite au chiffre de 123 inculpés dont certains "étaient en fuite en Espagne" comme rapporté à maintes reprises dans les travées du tribunal et par la presse. Hier matin, les présents dans la salle d'audience découvriront qu'entre les deux reports plusieurs non-lieux ont bien été prononcés notamment au profit de personnes suspectées au départ comme ayant joué un rôle important dans le fonctionnement de la fraude pour avoir utilisé les cachets officialisant des attestations de diplômes et de relevés de note.Au point où l'on ne parle plus, aujourd'hui, que de quelque 90 personnes concernées par le procès, dont la troisième date retenue est celle du 24 mars.Par ailleurs, au rythme où vont les choses, il est à attendre que d'autres non-lieux peuvent être prononcés d'ici là, puisqu'il y a encore 21 mandats d'amener qui courent. D'aucuns s'interrogent sur ces séries de non-lieux alors que dans la salle d'audience d'hier rares étaient "les fils et filles de flène" que certains badauds étaient venus voir par curiosité. Le 24 mars prochain, les personnes incriminées devront répondre de plusieurs chefs d'inculpation selon leurs implications, à savoir usage de faux, falsification et faux et usage de faux. Les départements de médecine, les facultés de droit, des sciences économiques et des sciences commerciales ont été concernés par cette affaire et l'enquête de la gendarmerie qui a couvert, seulement, la période s'étalant de 2007 à 2010.D. LNomAdresse email


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