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Privilégier les sondages pour identifier la faille



Privilégier les sondages pour identifier la faille
L'Algérie a toutes les potentialités, humaines et matérielles pour parvenir à la création d'une excellente entreprise capable de résorber le chômage. Des milliers d'entreprises ont été créées ces dix dernières années, mais nombreuses sont celles n'ayant pas pu survivre, et ce, pour diverses raisons. Sur 793.000 entreprises recensées, une moyenne de 3.500 ferment chaque année. Où réside la faille ' Pour Rahmani, président de CPM Consulting, « il faut effectuer des sondages, des enquêtes sur l'entreprise innovante dans toutes les régions du pays. L'objectif étant de situer les responsabilités des uns et les aspirations des autres, dès lors que la création d'une entreprise nécessite un travail en synergie ». Pour le conférencier, les pouvoirs publics ont énormément et vainement dépensé, à travers les dispositifs de soutien à l'emploi, pour des entreprises qui n'ont pas pu résister à la compétitivité. « Plusieurs initiatives ont été prises. Elles se sont avérées sans portée réelle au regard de l'environnement économique. Pour preuve, 20% seulement de ces entités ont le statut de PME. C'est dire l'effort à mener pour arriver à créer de véritables entreprises innovantes. » C'est, en substance, ce qu'il a déclaré, hier, lors d'une conférence de presse, en prévision de la tenue du 15 au 17 mai prochain à Oran du deuxième Salon national de l'entrepreneur local (Snel). Il est temps d'identifier les lacunes pour pouvoir créer d'excellentes entreprises, pouvant non seulement être viables à long terme, mais également être d'un apport considérable pour le développement socio-économique, d'autant que chaque année, 20% des effectifs (diplômés) de l'Université algérienne s'orientent soit directement vers le monde du travail, soit vers les dispositifs d'aide à la création d'entreprise. D'où la nécessité de tirer profit de leurs thèses de recherche pour édifier des entreprises fiables et qualifiées. Quatre universités pilotes ont été retenues pour mener cette expérience. Le choix s'est fait notamment en faveur des spécialités réclamées sur le marché de l'emploi : le BTPH, l'agroalimentaire. Selon Rahmani, le chercheur ou le porteur de projet est censé être le capitaine au sein de l'entreprise ayant à son actif 23 postes d'emploi, conformément aux standards internationaux. D'autre part, il juge impérative l'implication du secteur privé dans la création et le développement des entreprises. Il relève, à cet effet, l'inexistence, durant les dix dernières années, de groupes et de groupements de sociétés. Rahmani compte s'engager résolument dans ce processus. Il a annoncé la tenue, les 28 et 29 mai prochain, de l'assemblée constituante du Fnel (Forum national de l'entrepreneur local). L'organisation proposera à l'occasion la création d'un réseau national de start-up dans les universités et instituts de formation professionnelle.


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