Oran - Revue de Presse

Privatisation d'ALVER : L'affaire est entre les mains de la justice



La signature des documents de vente de l'entreprise de production de verres et dérivés (ALVER), qui devait avoir lieu le 14 juin dernier, a finalement été suspendue, a-t-on appris de source syndicale. Selon celle-ci, cette suspension est le fruit de l'action de protestation suivie de dépôt de dossier auprès de la présidence de la République, du premier ministre et de la fédération nationale des travailleurs du secteur de la pétrochimie. Dans ce dossier, la section syndicale a fait savoir aux plus hautes autorités du pays les raisons de son refus de privatisation de l'entreprise, cédée selon elle a cinquante milliards de centimes seulement, alors qu'elle vaut, selon son estimation, dix, voire vingt fois plus, vu les potentialités qu'elles recèle et les performances qu'elles enregistre d'année en année. En plus de ces protestations, la section syndicale a déposé une plainte auprès de la chambre administrative de la Cour d'Oran contre le groupe ENAVA, dont l'usine ALVER dépend, et la GEPHAC, l'ex-holding du secteur, dont fait partie l'usine candidate à la privatisation.C'est cette plainte qui a fait arrêter de facto le processus de privatisation, croit savoir notre source qui indique par ailleurs que la chambre administrative a statué dans une première audience dans cette affaire et a décidé de reporter le procès au mois d'octobre prochain. ENAVA et GEPHAC ont été notifiés par le biais d'un huissier de justice, ajoute la même source. Dans la plainte déposée par la section syndicale, celle-ci ne demande pas l'arrêt de la privatisation mais exige une contre-expertise afin que l'Etat cède l'usine contre sa vraie valeur pécuniaire. Sur un autre registre, les représentants des travailleurs se sont réunis hier avec la direction générale pour lui demander la juste application du salaire minimum garanti (SMIG), car selon un membre du syndicat, un bon nombre de travailleurs continue d'être payé à l'ancien SMIG, au moment où les cadres dirigeants de l'usine ont bénéficié tout récemment d'une appréciable augmentation de leur salaire, avec un effet rétroactif, affirme notre source.
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