Oran - Revue de Presse

Pression au niveau du service des maladies respiratoires du CHU



200% de hausse des cas d’asthme Le service des maladies pulmonaires du CHU d’Oran subit une grande pression due à l’afflux de centaines de malades. Le flux s’est accentué durant les grandes chaleurs de l’été, ce service enregistre, nous confiera-t-on, une moyenne de 100 admissions par jour. Ces patients présentent des cas d’asthme et de tuberculose qui proviennent de la wilaya d’Oran mais aussi de wilayas limitrophes. Chose qui complique la tâche du corps médical et paramédical de ce service, un service dont les lits sont saturés. Cela n’empêche pas les responsables de ce service d’installer des matelas à même la terre pour assurer la prise en charge de cas graves. A propos de la pression que subit ce service, une source responsable dira : «Ceci est dû au fait que la tuberculose ne soit pas traitée au niveau des centres sanitaires ou des cliniques privées. Une fois le virus détecté, on s’empresse d’orienter le malade vers notre service, le seul service où il peut espérer une prise en charge médicale». Les mêmes sources ont expliqué que «les personnes âgées constituent la catégorie la plus exposée à l’asthme, et cela à cause de la pollution et des perturbations climatiques», annonçant sur le même ordre d’idées, qu’une hausse de 200% a été enregistrée chez la frange des personnes âgées atteintes d’asthme. Chez les jeunes, le taux serait de 80%, selon les déclarations des médecins chargés du suivi. Ceci a lieu dans un temps où le service connaît, d’un autre côté, une carence en médicaments, notamment les antibiotiques. D’un autre coté, l’on enregistre selon nos sources des pannes au niveau de l’équipement médical réservé aux femmes enceintes, atteintes d’asthme et présentant notamment des problèmes cardiaques. Pour leur part, les patients admis à ce service se sont plaints du fait que les asthmatiques et les tuberculeux soient hospitalisés dans une même salle, alors qu’ils devraient être séparés puisque la tuberculose est une maladie contagieuse. Selon les responsables de ce service, cela est dû à l’exiguïté des lieux, 8 chambres seulement pour le service des urgences. Le service en question connaît d’autres soucis tels que la pénurie de l’eau qui devient la source du manque d’hygiène. L’autre facteur d’insalubrité des lieux est la défectuosité du réseau d’évacuation des eaux usées et les odeurs nauséabondes qui s’en dégagent. Pour rappel, le ministre de l’intérieur et des collectivités locales avait, pour sa part, déclaré que 120 habitants/1.000 souffraient de tuberculose dans la wilaya d’Oran, un chiffre effrayant qui ne peut que refléter les conditions de vie lamentable où évoluent les Oranais. Il importe notamment de souligner que dans cette wilaya, seconde au niveau national, l’on enregistre 01 médecin généraliste pour 1.400 habitants et 01 médecin spécialiste pour 1.500 habitants. Ces chiffres, officiellement communiqués par le ministre de l’Etat, ministre de l’intérieur et des collectivités locales, reflètent la défaillance de la couverture sanitaire des Oranais, une couverture inexistante dans certaines zones éloignées de cette wilaya. Ceci serait à l’origine de la pression que subit le CHU d’Oran, une pression qui ne s’atténuera que si les projets de réalisation de structures sanitaires et des hôpitaux, annoncés en marge de la visite de son excellence le président de la République à Oran, se concrétisaient.   J.Samia
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