Oran - Revue de Presse

Près de 800 agriculteurs en ont bénéficié Le «Rfig» à l'épreuve du terrain



« Malgré la reconduction du dispositif du crédit agricole sans intérêt, Rfig, pour la campagne agricole de cette année, seuls 784 agriculteurs - sur un total qui dépasse les 4.000 inscrits - y ont souscrit, dira le chargé de la production végétale au niveau de la direction des services agricoles de la wilaya. Ce dernier précise «que c'est un peu mieux que la campagne précédente, où il y a eu tout juste 620 adhérents».

 S'agissant des raisons qui ont fait que la majorité des agriculteurs n'adhère pas ou très peu à ce nouveau dispositif, un groupe d'agriculteurs que nous avons rencontré au niveau de la chambre d'agriculture nous a fait part des lourdeurs administratives pour la confection du dossier, le cahier des charges trop contraignant, sans oublier de souligner les conditions draconiennes des banques quant aux garanties exigées pour l'octroi de ce crédit.

 «Cela demande beaucoup de temps, disent-il. Alors on se débrouille pour mobiliser l'argent pour payer cash, quitte à emprunter à des tiers. Et on est tranquille, loin des méandres bureaucratiques», ajoutent-ils.

 Mais selon le responsable du bureau de wilaya de l'UNPA, «il n'y a pas que cela : il faut savoir que la majorité des exploitations collectives agricoles (EAC) ont éclaté et il y a eu un partage de l'assiette foncière entre les membres. Et comme ce partage, selon la réglementation en vigueur, est «hors la loi», pour la direction des services agricoles, les exploitants ne disposent d'aucun document de propriété individuelle : ils ne peuvent donc prétendre à ce prêt. Et de rappeler que des injonctions ont été faites par l'administration aux différents membres des EAC afin de se regrouper et bénéficier de ces soutiens multiformes en faveur du secteur agricole.

 Mais jusqu'à ce jour, le problème de ces entités éclatées reste posé, bien que la tutelle ait été informée sur ces nombreux cas. «Cet état de fait pose un problème pour les milliers de céréaliers qui se retrouvent exclus de toutes ces mesures incitatives en direction de la filière céréale.


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