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Près de 7 500 cas en 2016



Près de 7 500 cas en 2016
Un chiffre qui ne traduit pas la réalité de la violence exercée contre les femmes qui n'osent pas déposer plainte contre un membre de leur famille.Le monde célèbre, ce 25 novembre, la Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes. Une date choisie par les Nations unies pour dénoncer la discrimination à l'égard de la gente féminine.L'Algérie, à l'instar de plusieurs autres pays, est concernée. Pour l'année 2016, plus de "7 400 femmes ont été violentées", a rapporté la secrétaire générale de l'Union nationale des femmes algériennes (Unfa), Nouria Hafsi, jeudi, dans le cadre de l'ouverture d'une conférence sur "la lutte contre la violence faite aux femmes". Un chiffre, malheureusement, loin de la réalité comme le confirme Nouria Hafsi. "Il ne traduit pas la réalité de la violence exercée contre les femmes en Algérie qui n'osent pas déposer plainte contre un membre de leur famille".L'année 2016 - un mois avant sa fin - comparée à celle de 2015, était beaucoup plus violente pour les femmes. Dans le dernier rapport de la Commission nationale consultative de promotion et de protection des droits de l'Homme (CNCPPDH) (juin 2016), il est relevé que "9 663 cas de femme ont été enregistrés par les services de la Sûreté nationale, dont 6 891 cas de violences physiques, suivis de mauvais traitements, avec 2 333 cas". Pour l'agression des mineurs, "1 371 plaintes à Alger-Centre, dont 890 pour violences physiques, 19 pour violence sexuelle et 14 pour harcèlement sexuel, déplorant 9 cas de décès", ont été enregistrées, affirme Salima Deraria, chef de la brigade de protection des mineurs. Des chiffres alarmants malgré les mesures et les initiatives prises par le gouvernement et la société civile pour éradiquer ce fléau. Cette lutte contre la violence s'étend même aux médias sociaux. La page facebook, Féminisme Algérie, "un mouvement féministe musulman, qui revendique un féminisme interne à l'islam et vise à une modification des rapports entre hommes et femmes au sein de la religion musulmane et de la société algérienne", a créé un événement intitulé #je_raconte_mon_agression. Un espace où des victimes de violences dénoncent, anonymement, leurs agressions.Plus de 370 messages ont été postés sur cette page. Entre "bourreau" et "monstre", les qualificatifs donnés aux harceleurs diffèrent selon les cas.La victime numéro 372 raconte qu'elle ressent "l'envie de crier, de hurler, de me venger. Je me suis toujours doutée que je n'étais pas la seule à avoir vécu de telles atrocités, à avoir subi, sans avoir rien demandé, les envies malsaines d'un homme, d'un monstre. J'aurais préféré être la seule. Mon coeur se brise à la lecture de chaque témoignage et chaque mot me fait penser à toi, à toi mon monstre". Bien d'autres victimes, racontant leurs traumatismes.Parallèlement, l'Algérie se positionne, selon l'étude de l'ONG britannique, Save The Children, sur la santé, l'éducation et sur les opportunités des filles dans 144 pays. Elle a été publiée le 11 octobre dernier à l'occasion de la Journée internationale des droits de la fille organisée par l'ONU. Ce rapport, intitulé Every last girl ("Aucune fille oubliée"), a révélé que l'Algérie se plaçait à la 31e position. Un classement estimé très positif pour certains médias algériens axant leur satisfaction sur le fait que le pays dépassait les Etats-Unis (32e place).Imène AMOKRANELIRE EGALEMENT LE DOSSIER
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