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Près de 6000 commerçants devant les tribunaux



Près de 6000 commerçants devant les tribunaux
Plusieurs affaires sont toujours au stade de l'enquête. Elles visent essentiellement ces petits box, gargotes et fast-foods spécialisés dans la restauration rapide.L'année 2016 n'a pas été totalement de repos pour les inspecteurs en charge de juguler le secteur truffé de toutes les formes de mauvais coups aux dépens du consommateur. Dans le sillage de leurs différentes sorties qu'ils ont opérées durant cette année, ces agents ont traduit près de 6000 commerçants devant les tribunaux et fermé 485 commerces. Ce n'est pas tout. 6358 autres commerçants ont été verbalisés pour diverses infractions qu'ils ont commises dans le cadre de l'exercice de leur métier libéral, le commerce.Ces contraventions relevées et toutes ces mesures décidées ont été le fruit de pas moins de 35.129 sorties opérées par les agents contrôleurs de la direction régionale du commerce de la wilaya d'Oran. Les infractions irréfutablement constatées sont multiples. Elles varient entre l'exercice illégal du commerce, défaut d'étiquetage des produits proposés à la vente, défaut d'affichage des prix, vente des produits hautement sensibles aux coups de soleil dans des conditions ne répondant pas à la réglementation, défaut d'hygiène etc. Dans un autre volet, plusieurs affaires sont toujours au stade de l'enquête. Elles visent essentiellement ces petits box, gargotes et fast-foods spécialisés dans la restauration rapide.Dans ce chapitre bien nommé, les agents contrôleurs n'auront sûrement pas la tâche aisée vu les dépassements lambda orchestrés par ces restaurateurs ayant transformé une telle profession (la restauration rapide) en une activité toute banale. «Des mesures répondant au niveau de l'infraction commise seront prises dès que les investigations seront parachevées», a-t-on indiqué expliquant toutefois que certains commerçants se croyant au-dessus de la loi continuent à ignorer les recommandations des contrôleurs des services commerciaux.» Plusieurs de ceux-là (commerçants) tentent d'aller jusqu'à verser dans l'invective et l'injure en réagissant brutalement contre ces commis de l'Etat dans l'exercice de leurs fonctions, le contrôle. Etant accompagnés par les représentants de la force de l'ordre, ces agents-contrôleurs finissent souvent par avoir gain de cause en accomplissant leurs sorties tout en verbalisant ou réprimant ces commerçants mécontents d'être amendés. La loi qui prime souvent est mise en application par les éléments de la force publique prenant le relais dès qu'un petit clash oppose le commerçant au contrôleur. «N'était-ce la présence et l'accompagnement infaillibles des policiers ou encore des éléments de la Gendarmerie nationale, la mission de ces contrôleurs serait vouée à l'avance à l'échec», dira un agent contrôleur.Les jours à venir seront encore rudes, notamment pour ces commerçants ayant travesti le marché local en une véritable jungle le régissant à leur guise en le manipulant volontairement par le phénomène de la disette, privant ainsi des milliers de familles des produits de première consommation.Le ton est à la remise du commerce sur les rails tant que les garde-fous le régulant sont mis en place depuis plusieurs années. Pourquoi donc de telles lenteurs dans la mise en oeuvre des textes réglementant un tel créneau' Des sources proches de la direction du commerce, ayant requis l'anonymat, expliquent une telle problématique en avançant la lancinante question liée au déficit des moyens humains. Les moyens dont disposent ces services ouvrent sur plusieurs fronts de bataille dans un marché frappé par plusieurs phénomènes comme le commerce informel. Telle que prévue par les responsables hiérarchiques, l'année 2017 sera marquée par des sorties acharnées des représentants locaux du commerce; l'objectif tracé est d'anticiper les événements en mettant à l'avance à plat toute velléité pouvant s'avérer nuisible ou encore fatale au commerce. Ce n'est pas tout.Le ministère des Finances se mettra davantage de la partie en apportant sa touche. Dans le sillage de son plan, le recouvrement des impositions fiscales constitue l'une des premières priorités pour lesquelles se préparent les directions locales des impôts. Faire face au choc de la crise économique contraint les services en relation avec le commerce à être rigides dans leurs répliques.Cela se passe pendant que des milliers d'Algériens continuent à déplorer les nouvelles taxes et les autres hausses annoncées dans la nouvelle loi de finances.
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