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Près d'un millier de parkings sauvages recensés



Près d'un millier de parkings sauvages recensés
En l'absence de structures aménagées et d'aires suffisantes pour le stationnement des véhicules automobiles, au centre de la «ville des ponts», le phénomène des parkings sauvages ne cesse de prendre de l'ampleur et de gravité, aussi, si l'on tient compte des échos qui nous parviennent, avec insistance, des quartiers les plus sensibles de la ville indiquant que les prises de bec, entre les propriétaires de véhicules et les gardiens, sont monnaie courante.« Parce que cela tourne maintenant au racket, nous ont expliqué hier, excédés, des automobilistes fonctionnaires, dans une administration, du quartier du Coudiat-Aty, où se trouvent concentrées plusieurs directions de l'exécutif (Finances, Travaux publics, Logement, etc.). Nos interlocuteurs qui nous ont pris à témoins se sont élevés contre les pratiques de «ces gens qui ont annexé des aires de stationnement en s'improvisant gardiens de parkings. Trouvant là un véritable filon, ces individus, généralement des jeunes chômeurs dont l'âge ne dépasse pas la trentaine, ont-ils ajouté, pratiquent des tarifs prohibitifs et nullement, en rapport avec le travail qu'ils font. Maintenant, ils ne se contentent plus de 30, 40 ou 50 dinars pour un stationnement, quelle que soit sa durée , mais ils s'amusent à augmenter chaque fois «le prix», sans justification, pour se mettre au même niveau tarifaire que le parking à étages de l'avenue Zaâmouche et ils en sont, maintenant, à «exiger 100 dinars la place !». Les automobilistes s'indignent particulièrement, de «l'impunité» dont jouissent ces ‘gardiens' de parking tout en pensant que «la plupart d'entre eux ne sont pas répertoriés auprès des services compétents de l'APC».Un fonctionnaire communal, préférant s'exprimer sous le sceau de l'anonymat, nous a annoncé hier que le service du patrimoine de l'APC qui gère les parkings réguliers a recensé, dernièrement, un millier de ces parkings sauvages, situés, uniquement, dans l'hyper centre de la ville. «Tout le monde est au courant de ce phénomène, mais, apparemment, personne ne bouge, ajoute notre interlocuteur. C'est le silence total, d'autant plus que la commission du patrimoine qui se réunissait, périodiquement, pour organiser ce genre d'activité a cessé, apparemment, de fonctionner pour mettre en application la circulaire interministérielle, diffusée, en 2010, qui constituait son document de travail.Il semble aussi, de toute évidence, que cette circulaire a été mise en veilleuse. Ce qui fait que le secteur est livré à lui-même, particulièrement, depuis que le directeur du Patrimoine de l'APC a été muté, au cabinet du wali.


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