Oran - A la une

Première représentation à Oran des 'Héros du destin" Un goût d'inachevé



Première représentation à Oran des 'Héros du destin
C'est avec une heure de retard, lundi soir, que l'espace Expo du Centre des conventions d'Oran (CCO) a enfin résonné des premières notes du spectacle 'Les Héros du destin", orchestré par le chorégraphe libanais Abdelhalim Caracalla. Transformé en salle de spectacle, cet espace n'a pas permis au public, au demeurant trié sur le volet pour cette première représentation, d'apprécier pleinement le spectacle, la scène se trouvant au même niveau que les rangées de chaises en plastique installées pour l'occasion.
De tableau en tableau, la chorégraphie des Héros du destin, en dépit de la générosité des artistes, n'a pas su transporter les spectateurs qui ont, certes, applaudi, mais sans retrouver, malgré tout, cette flamme à laquelle ils s'attendaient, compte tenu de la médiatisation sans pareil de cette chorégraphie à la gloire des 50 années d'indépendance.
C'est enfin cette forme de clivage ressentie entre le titre du spectacle et son contenu qui a peut-être déçus plus d'un. D'ailleurs, nombre de spectateurs ayant fait le déplacement pour cette première à Oran ont dit leur déception, alors qu'ils s'attendaient à quelque chose de plus fort, de plus élevé du point de vue artistique et de la chorégraphie.
D'autres ont encore relevé l'empreinte trop marquée par le chorégraphe Caracalla avec des chants et des costumes rappelant un peu trop le folklore libanais. Sur un autre chapitre, et face à une fresque qui se voulait célébrer les 50 années d'indépendance du pays, le choix (politique ou artistique) de la mise en scène des tableaux, célébrant non pas le peuple mais certains de ses dirigeants, est mal passé également et devient dès lors source de critiques. Une lecture du spectacle pourrait même être faite avec ce palmarès de l'applaudimètre à chaque projection sur les écrans des portraits des dirigeants.
Le portrait de Chadli et Ali Kafi ne provoquerons aucun applaudissement. Boudiaf, quant à lui, sera à égalité avec le portrait de Bouteflika quant aux applaudissement dans la salle avec, néanmoins, la surcharge de la représentation de l'actuel président.
Il aura fallu attendre le dernier tableau du spectacle pour sentir un engouement des spectateurs qui applaudiront généreusement à chacune des danses typiques de chacune des régions du pays.
Deux autres représentations sont prévues à Oran aujourd'hui et demain avant que la troupe de Caracalla ne s'envole pour Constantine.
D. L
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)