Au-delà de la promotion de l'engagement des jeunes à travers l'expression artistique, audiovisuelle, technologies de l'information et de la communication, la première édition du Festival national de la photographie et du court métrage, qui s'est clèturée samedi soir à Oran, après trois jours de compétition, a mis en lumière un riche flux de créativité et d'inspiration que dégagent les œuvres de ces jeunes qui ont participé à cet évènement.Du talent, de l'émotion, des messages socio-cultuels, autant d'ingrédients frais et bons à connaître pour mieux comprendre les jeunes d'une Algérie riche par leurs ambitions qui ne demandent qu'à éclore, pour peu qu'on leur donne l'occasion.
C'est à l'initiative de l'association Santé Sidi el-Houari (SDH) avec le soutien de l'initiative américaine de partenariat pour le Moyen-Orient (Mepi) qu'a eu lieu la première édition du Festival Ibda3com de la photographie et du court métrage, ouverte aux amateurs et professionnels du domaine audiovisuel. En lançant les candidatures, plus de 300 jeunes de tout le territoire algérien ont voulu participer ; seules 30 œuvres ont été retenues, 20 photographies et 10 films courts métrages. Ces derniers abordaient des thématiques souvent liées au bien et au mal dans notre société avec les courts métrages Black or White, de Zakaria Oukazi, ou encore Je suis kamikaze, de Mohamed Touahria.
La dureté de la vie et la course pour gagner toujours plus d'argent en négligeant son instruction ont été dépeintes à travers les courts métrages Dénia, de Haytem Ameur et Iqra du réalisateur Islem Gueroui. Les enfants trisomiques ont eu leur part durant cette première édition, un travail réalisé par Issam Taachit, vivement applaudi en raison de sa thématique touchante, Human, qui a mis en vedette de jeunes enfants trisomiques. La femme a eu sa part côté réalisation et thématique à travers le court métrage Mounia de Djamel Eddine Bouteba, qui évoque la femme divorcée. Obsession, un court métrage réalisé par Asma Mebarki, évoquait quant à lui cette dualité des êtres humains entre eux, qui pourrait cesser si on ne rend pas le mal par le mal. Une autre réalisatrice, Meroua Attoui ,a, quant à elle, abordé C'est l'histoire de ma vie, où lorsque les parents ne laissent pas éclore le talent artistique de leur enfant finissent par le frustrer et, parfois, l'effet est dévastateur sur leur avenir. Noir en couleur, du réalisateur Abdelhak Dernouni qui aborde l'amitié, la fidélité. Prenant la parole, le réalisateur a demandé au public une prière particulière pour l'une des actrices de ce court métrage, la petite enfant qui a joué l'un des rèles du film est décédée, apprend-on, il y a une année, des suites d'une maladie.
De l'audace, le court métrage El Harki n'en a pas manqué. Réalisé par Yahnin Zayane, ce travail met en avant un profond malaise sur la thématique des faux moudjahidine à la fin de la guerre de Libération.
Présidé par l'acteur Hassan Kechache, tout au long des trois jours de ce festival, les membres du jury ont pu apprécier tant de créativité et d'ingéniosité. Après délibération, le court métrage Human, réalisé par Issam Taachit d'Alger, a obtenu le premier prix avec une récompense de 50 000 DA et, en seconde position, Je suis kamikaze, réalisé par Touahria Mohamed de Hassi Bahbah (25 000 da), suivis d'un coup de cœur du jury, le film Black or White, de Zakaria Oukazi de Chlef. Le premier prix de la meilleure photo est revenu à Dib Omar d'Alger, le second prix est décroché par Saïd Manseur de Mascara.
Et une distinction pour Bessekri Tadj Eddine.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Amel Bentolba
Source : www.lesoirdalgerie.com