
L'offensive diplomatique russe prend de l'épaisseur. En pleine quadripartite qui a rassemblé à Vienne Moscou et le trio représenté par les Etats-Unis, l'Arabie saoudite et la Turquie, le ralliement de la Jordanie acquise à une coopération ancienne et « dans tous les domaines », selon le porte-parole du gouvernement, Mohamed Moumani, a conforté une percée remarquable initiée par le mémorandum américano-russe destiné à se prémunir des incidents dans l'espace aérien syrien.La démarche russe contre « Daech et tous les groupes terroristes » suscite ainsi une franche collaboration. Et, si, en maître du jeu sur l'échiquier syrien, Poutine se consacre totalement à la démystification de « l'opposition modérée » présentée en arlésienne, le nouveau coup de force a pris la forme de la main tendue à l'ALS (Armée syrienne libre) dans sa lutte contre l'ennemi commun.« Nous sommes prêts à soutenir aussi l'opposition patriotique, y compris la prétendue Armée syrienne libre, depuis les airs », a déclaré, hier, dans une interview une chaîne de télévision russe, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov. « Le principal pour nous est d'approcher les gens qui peuvent, avec pleine autorité, les représenter et représenter les groupes armés qui combattent le terrorisme », a-t-il affirmé. Le temps des élections a sonné pour Lavrov rassuré sur l'évolution récente qui donne « l'espoir que le processus politique va pouvoir avancer dans un proche avenir ». A Vienne, l'enjeu de la transition a pesé sur la quadripartite destinée à trouver de « nouvelles idées pour sortir de l'impasse » et, surtout, marquée par un fléchissement de la position occidentale sur le préalable du départ de Bachar El Assad.Une « réunion plus large », prévue vendredi prochain, à été annoncée par le secrétaire d'Etat américain, John Kerry. Le quartette verra la participation de « nouveaux acteurs » comme la France, le Royaume-Uni, l'Allemagne, l'Italie et le Qatar. Le ministre russe des Affaires étrangères a appelé de son côté à impliquer l'Iran, l'Egypte, le Qatar, les Emirats arabes unis et la Jordanie.La présence des pays arabes dans la région reste autant incontournable dans la quête de la paix et de la stabilité que le choix souverain du peuple syrien l'est pour son avenir dans des pourparlers associant le gouvernement et le « spectre complet » de l'opposition. Par delà les divergences sur les objectifs de la transition, une lueur d'espoir pointe à l'horizon. Une approche consensuelle se met en mouvement et peut conduire à la table des négociations.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Larbi Chaabouni
Source : www.horizons-dz.com