Oran - Revue de Presse

Pour rendre à El-Bahia son lustre d’antan



La mise à niveau du service de nettoiement s’impose Selon les connaisseurs et initiés, nettoyer une maison, un quartier ou une ville n’est pas chose aisée ni à la portée de tout le monde. Ceci est facilement vérifiable pour ceux que la bonne tenue de la ville d’Oran intéresse et qui voudraient s’assurer que le service de nettoiement, et en dépit de la bonne volonté de ses responsables et des légions d’éboueurs qu’il emploie, n’est pas parfait et qu’il a besoin d’une profonde refonte ainsi que d’une sérieuse mise à niveau pour devenir l’outil qui rendra à cette bonne ville son lustre d’antan.En effet, de l’aveu même de cadres de la plus grande commune du pays, le mode de recrutement du personnel de nettoiement et son fonctionnement devraient être revus de fond en comble pour mériter le qualificatif de service public qu’il est censé être et dont il s’éloigne de plus en plus avec tout ce que cela entraîne pour l’image de cette bonne ville et l’amour-propre de ses près de deux millions d’habitants, des millions d’Algériens qui la portent dans leurs cœurs et qui aimeraient redorer son blason. Recrutés sur le tas et pas du tout préparés à ce genre de travail, de jeunes oisifs sont lâchés dans la nature avec pour seuls équipements un balai et une brouette souvent branlante. L’un de ces «nettoyeurs», approché et interrogé sur les raisons qui le poussaient à jeter des tas de déchets dans le système d’évacuation des eaux pluviales récemment réalisé près d’une école et d’un espace vert pilote dans la cité des Amandiers, s’est révolté avant d’asséner «Que voulez-vous que j’en fasse et en quoi cela vous regarde-t-il si ces avaloirs sont obstrués?» Appelé à la rescousse, son chef d’équipe s’est aussi mis de la partie pour s’en prendre au citoyen auquel il a reproché de se mêler de ce qui ne le regarde pas et, au lieu de libérer le réseau d’évacuation des eaux pluviales, il y a fourré d’autres tas d’ordures et de rejets. Ailleurs, la situation n’est guère meilleure. Après leur passage, les personnels affectés aux camions de ramassage des ordures ménagères ne prennent plus le soin de donner le nécessaire coup de balai destiné à débarrasser les lieux des déchets qui leur ont échappé. Plus grave et salissant encore, la plupart du temps non dotés de filets protecteurs, ces camions laissent s’échapper d’importantes quantités de leur cargaison à travers les artères qu’ils traversent pour aller à la décharge. Les citoyens auront sans doute aussi remarqué que certains de ces camions, équipés de pressoirs, transforment les chaussées en véritables patinoires. Les ordures ménagères pressées laissent s’échapper d’importantes quantités de jus puants qui polluent l’atmosphère et rendent glissante la chaussée. Pour éviter de telles déconvenues et permettre aux personnels du service de nettoiement de s’acquitter convenablement de leur noble mais ingrate tâche, certains suggèrent un partenariat avec la ville de Bordeaux dont le service de nettoiement est souvent cité en exemple. Concernant le recrutement des éboueurs, de plus en plus d’Oranais estiment qu’il est temps de doter la municipalité d’un centre de formation et de recyclage pour la formation et la mise à niveau de ces personnels. Manier un balai et une brouette étant à la portée de tout le monde, il convient, maintenant que la collectivité jouit d’une santé financière remarquable, d’améliorer la qualité des prestations des différents services, celui du nettoiement en premier. Est-ce trop exiger des gestionnaires d’El-Bahia? M.Nemili
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