Oran - Revue de Presse

Pour le pré-scolaire, il faut se lever tôt !



Les parents d'enfants, nés entre le 1er janvier et le 31 décembre 2003, concernés cette année par l'enseignement préparatoire, sont depuis le début du mois, dans une course contre la montre pour inscrire leurs enfants dans les établissements de l'enseignement primaire. La raison de cet empressement est que le nombre de classes de l'enseignement préparatoire, ouvertes cette année à Oran, reste limité par rapport à la forte demande. Les directeurs d'écoles se trouvent acculés par des parents qui veulent inscrire coûte que coûte leurs enfants. Dans certaines circonscriptions, les classes de l'enseignement préparatoire ouvertes cette année n'arrivent même pas à satisfaire le tiers de la demande. « J'ai un enfant de cinq ans que je n'arrive pas à inscrire. Les places ouvertes ont été toutes prises avant la fin de la précédente année scolaire. A Aïn El-Turck où j'habite, il n'y a que trois classes préparatoires ce qui reste largement insuffisant », regrette une mère. Et d'ajouter : « j'ai essayé d'inscrire mon enfant à Oran, parce que je travaille au centre-ville mais en vain. Le nombre de classes ouvertes demeure aussi limité à Oran et les directeurs d'établissements exigent la résidence pour l'inscription des enfants ». A Oran Est, la situation n'est pas meilleure. Avec le relogement ces dernières années de milliers de familles dans le cadre des différents programmes de logements (AADL, social, LSP et promotionnels), de nombreuses écoles n'arrivent même pas à prendre en charge les élèves de la première année primaire. Pour l'enseignement préparatoire, c'est un autre problème. Devant la forte demande, une note interne a été adressée aux chefs d'établissements primaires pour l'inscription en priorité dans les classes préparatoires, des enfants nés entre janvier et avril 2003. Une condition qui n'est pas bien accueillie par les parents qui estiment que leurs enfants âgés de 5 ans et neuf mois ont le droit d'être inscrits directement en première année primaire. D'ailleurs, depuis le début du mois, les parents se rendent régulièrement à l'académie pour demander une dérogation d'âge, mais sans suite puisque selon l'académie ce document n'est plus délivré sur instruction de la tutelle. L'autre condition exigée aux parents est de résider dans un périmètre de 300 mètres voire moins de l'école. Contacté à ce propos, le directeur de l'Education de la wilaya d'Oran explique : « les classes de l'enseignement préparatoire ne sont ouvertes que sous des conditions strictes. Il s'agit d'avoir un nombre de 25 enfants dans la circonscription de l'école ensuite on doit avoir une classe de cours disponible et enfin, il faut un enseignant libre pour l'encadrement ». Au sujet de l'obligation de l'enseignement préparatoire à partir de cette année, notre interlocuteur préfère utiliser le terme de généralisation. « L'enseignement préparatoire n'est pas obligatoire. Les enfants qui ne se sont pas inscrits cette année pour l'enseignement préparatoire ont le droit de s'inscrire directement à la première année primaire durant la prochaine rentrée des classes », soutient notre source.

Les arguments avancés par l'académie ne semblent pas convaincre complètement des parents qui estiment que si leurs enfants ratent cette année l'enseignement préparatoire, ils commenceront leurs première année primaire avec du « retard ». A noter que plus de 11.000 enfants, nés entre le 1er janvier et le 31 décembre 2003, sont déjà inscrits dans les établissements primaires de la wilaya. Au niveau national, l'enseignement préparatoire va concerner dix wilayas avant sa généralisation dans tout le pays dans les prochaines années. Cette année, le ministère a consacré 5 milliards de dinars pour la généralisation de l'éducation préparatoire en Algérie. Au niveau national, ils seront 386.000 enfants âgés de 5 ans qui seront inscrits en classe préparatoire, soit 60 % du nombre total.


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