Les frites deviennent un produit de luxe ou presque avec la hausse sensible des prix de la pomme de terre. Certes, les prix des fruits et légumes ont tous augmenté, mais les prix de la pomme de terre a connu une importante hausse de près de 60% du prix pratiqué en février.Ce tubercule tant considéré parmi les aliments de base en Algérie a atteint les 80 DA le kilo, contre 50 voire 45 dinars le mois passé. Les raisons de l'envolée des prix, évoquées de part et d'autre, font état d'un déséquilibre entre l'offre et la demande. Selon les responsables et certains vendeurs, cette situation est due à la réduction de l'offre sur le marché durant cette période «intermédiaire» entre deux périodes de production, ce qui induit un tel niveau de hausse des prix.
La wilaya d'Oran n'est pas une wilaya productrice de pomme de terre. La superficie réservée à cette culture est très limitée.
Les besoins d'Oran en pomme de terre lui parviennent d'autres wilayas. Intervenant sur les ondes de la radio locale, M. Mechekour Mohamed, responsable du service de l'observation du marché et l'information économique, a indiqué que la quantité de pomme de terre mise sur le marché à Oran a connu une baisse. «Le marché de gros d'El Kerma était auparavant approvisionné de pomme de terre à partir de quatre wilayas à savoir Mascara, Aïn Defla, Mostaganem et Oued Souf, mais actuellement il est approvisionné qu'à partir de deux wilayas, Mascara avec une moyenne de 40 à 50 tonnes par jour et Oued Souf 270 à 300 tonnes par jour. La baisse de l'offre par rapport à la demande a fait augmenter les prix», a-t-il ajouté.
Depuis un certain temps, pratiquement tous les produits ont vu leurs prix prendre l'ascenseur, passant pour certains du simple au double. Un tour effectué jeudi au marché non couvert des fruits et légumes du quartier d'Eckmühl nous a renseignés sur cette situation. Les petites bourses ne s'en sortent plus. On achète l'essentiel et en petite quantité.
L'augmentation des prix des denrées alimentaires peut avoir un impact majeur sur le niveau de vie des ménages à faibles revenus, notamment les produits de large consommation et indispensables comme la tomate qui est vendue à 90 dinars voire 100 dinars, l'oignon a atteint 70 dinars. Les carottes et les navets voient leurs prix valser d'un jour à l'autre entre 90 et 100 DA.
Pour la courgette, même si elle n'est pas très prisée par les ménages, elle est toutefois cédée entre 130 et 150 DA le kg. La salade est cédée entre 100 et 120 dinars, alors que les petits pois entre 150 et 200 dinars le kilo selon la qualité, les fèves entre 80 et 100 dinars, le chou-fleur à 80 voire 100 dinars. Une même tendance haussière est constatée pour les fruits. Même les prix des légumes secs, l'huile et le sucre ont connu une hausse. Les citoyens ne savent plus où donner de la tête.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : J Boukraa
Source : www.lequotidien-oran.com