18 rejets recensés à travers les communes
Le volume des rejets des eaux usées urbaines a atteint 106.920 m3 par jour, alors que le volume des rejets des eaux industrielles a été estimé à 7.500 m3/j, fait ressortir un récent rapport établi par les services compétents. Cette évaluation a été faite sur la base des points de rejets recensés à travers les communes du littoral.
C’est ainsi qu’on apprend qu’au niveau de la commune d’Oran il a été détecté un point de rejet au niveau du port dont les eaux usées traversent un réseau d’assainissement avant d’aboutir au rejet. Pour Mers El Kébir, l’on compte trois points de rejet vers la mer, tandis qu’à Bousfer ce sont des fosses septiques qui recèlent les eaux usées. La même situation pour Aïn El Kerma où les rejets sont contenus dans des fosses septiques. Dans la commune d’El Ancor, le rapport fait état de l’existence de deux rejets traversant un réseau d’assainissement, le premier aboutit en mer quant au deuxième dans un Oued. Le plus grand nombre des points de déversement des eaux polluantes se situe à Arzew où l’on relève 4 rejets sur la mer et 2 vers Oued El-Mohgen. Il a été également recensé un point de rejet dans chacune des communes d’Aïn El Bya, Bethioua et Mers El Hadjaj. Il faut savoir que les agglomérations d’Oran présentent une urbanisation très dense et le problème lié à l’assainissement est loin d’être pris en charge. Il faut savoir aussi que les eaux usées et pluviales continuent à être rejetées directement en mer sans être traitées au préalable. Selon le même document, les grands courants et les importantes profondeurs des côtes favorisent la circulation et la dilution de cette pollution. Pour l’heure actuelle, les services locaux ont mis en place trois collectes d’égouts, la première prend en charge la ville d’Oran et la partie d’Es Sénia, la deuxième intervient dans la commune d’Es Sénia, enfin la troisième et la dernière collecte opère au profit des agglomérations de Bir El Djr et d’Es Sénia. Ces collectes sont assistées par 11 exécutoires secondaires, parmi lesquels le collecteur «d’Eckmul» et celui de «Petit-Lac « ainsi qu’un autre à «Gambetta».
Par ailleurs, il importe de savoir que certaines communes ne sont même pas dotées d’un réseau canal pour les eaux pluviales, le cas de Gdyel où les eaux pluviales se déversent dans le petit de lac de la zone. Pour rappel, les autorités de la wilaya avaient lancé une étude pour la réalisation d’un canal en béton devant traverser trois daïras, en l’occurrence, Gdyel, Bir El Djir et Béthioua. Vu l’envergure financière de ce projet, qui ne peut être pris en charge ni par les budgets des communes elles-mêmes, ni par les PCD, sa réalisation ne dépassera pas le cap de l’étude.
Concernant ce problème et selon des sources administratives, le financement de ce projet pourrait bien être pris en charge par le programme complémentaire de la loi de Finances 2007.
Amel S.
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com