Oran - Revue de Presse

Plaidoyer pour les pharmaciens hospitaliers



Le secteur hospitalier devra être la nouvelle destination des jeunes pharmaciens. Les jeunes diplômés de cette spécialité sont appelés à faire carrière dans ce secteur plutôt que d'ouvrir des officines. Ce message a été lancé, dimanche, par les participants aux 2èmes journées de pharmacie hospitalière, organisées par le conseil de l'Ordre des pharmaciens sous le thème: «La pharmacie hospitalière, métier d'avenir». Une nouvelle tendance que veut développer le conseil de l'ordre afin de limiter la prolifération des officines. Des 8.000 pharmaciens diplômés au niveau national, 80% exercent dans des officines et 20% seulement activent dans le secteur hospitalier. Selon le président du conseil, le professeur Abed, cité par l'APS, « avant l'année 2007, les deux tiers des hôpitaux ne disposaient pas de pharmaciens », soulignant que depuis lors, la situation s'est «améliorée», des dizaines de pharmaciens ayant été recrutés. Cependant, explique le même intervenant, « il y a encore des places vides dans les hôpitaux qu'il faut combler ». Pour ce faire, le président du conseil insiste sur la motivation des pharmaciens pour qu'ils choisissent le secteur. «Il est nécessaire », dira-t-il, « d'assurer une carrière motivante et intéressante aux jeunes pharmaciens dans le secteur hospitalier afin de les empêcher d'aller vers les officines». Il suggère pour cela qu'»un statut attractif et une carrière motivante soient offerts aux jeunes qui optent pour le secteur public». Il attire l'attention, toutefois, sur la situation de ce personnel au niveau des hôpitaux, en affirmant que «certains pharmaciens hospitaliers ne bénéficient pas du traitement qu'ils méritent réellement». Les participants ont appelé, pour leur part, à donner aux pharmaciens d'hôpitaux la place qu'ils méritent et à les impliquer dans toutes les activités des structures sanitaires. La reconnaissance du statut des pharmaciens, estime le Pr Abed, par leur mise en place « dans un plateau technique, à savoir dans les laboratoires de biologie, l'imagerie médicale et la transfusion sanguine, au lieu de les confiner dans un bureau de l'économat». « La profession de pharmacien a évolué parallèlement aux développements des structures sanitaires. Le pharmacien d'hôpital contribue énormément dans le choix des médicaments et dans les opérations d'adjudication », a-t-il souligné. Il a exhorté, dans ce contexte, les responsables du secteur à recruter des pharmaciens pour s'acquitter de quelques tâches confiées à des agents hospitaliers. Evoquant la formation des pharmaciens hospitaliers, il a indiqué que ces derniers doivent être les «garants de la qualité et de la disponibilité des médicaments dits essentiels», afin de veiller à une «meilleure santé du malade», sachant que les médicaments se trouvant dans les hôpitaux, tels que les médicaments anticancéreux, sont différents de ceux commercialisés par les officines. Pour ce qui est de la disponibilité des médicaments dans les hôpitaux, il a expliqué que chaque hôpital dispose de sa propre liste ou nomenclature, soulignant que les médicaments disponibles dans un hôpital anticancéreux sont différents de ceux se trouvant dans un hôpital d'une autre spécialité. Quant aux approvisionnements en médicaments, le même responsable a affirmé que les nouvelles lois n'obligent pas les structures sanitaires à s'approvisionner auprès des pharmacies centrales des hôpitaux, mais leur permettent de passer des commandes auprès de fournisseurs, et ce dans le cadre des marchés publics et avec le respect d'un cahier des charges.
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