Oran - A la une

Petites leçons d'une grande victoire



Comme en 1991 et 2002, le Mouloudia d'Oran est allé s'imposer à Tizi Ouzou chez une JS Kabylie pourtant au faîte de sa forme. Bien que mesurant parfaitement la difficulté d'un tel immense défi, les Oranais ont fini par le relever grâce, en grande partie, à une défense perméable et à un but sur penalty. Des enseignements à tirer de cette victoire de prestige, trois, au moins, ont une valeur de leçons à tirer. Elément offensif le plus en vue, en dépit d'un manque de justesse technique évident, mais grâce surtout à son énorme débauche d'énergie, l'avant-centre Hichem Nekkache a prouvé, d'une façon implacable, qu'il avait largement sa place dans le onze. Longtemps banni du groupe professionnel par la direction du club qui souhaitait le faire partir pour s'éviter une charge salariale conséquente, l'ancien attaquant du MCA a prouvé que son abattage, ses courses incessantes et ses appels en profondeur pouvaient être utiles à l'équipe. Sauf blessure ou suspension, il paraît désormais assez difficile de voir l'entraîneur Kheireddine Madoui le (re)mettre sur le flanc.L'autre enseignement que cette victoire en terre rebelle est venue apporter a trait à la prestation des deux défenseurs qui forment la charnière centrale, Naâmani et Benali. Longtemps considérés comme de véritables boulets qui menaçaient l'imperméabilité de l'arrière-garde au cas où le staff technique prenait le risque de les aligner ensemble, ils ont répondu sur le terrain de la vérité à travers une prestation très aboutie. Les absences des habituels titulaires aux postes, Boualem Mesmoudi (convalescent) et Hichem Belkaroui (en conflit avec la direction du club) n'ont, d'ailleurs, jamais été ressenties sur la pelouse du stade du 1er-Novembre tant la paire Naâmani-Benali a été solide et performante. Bien que fréquemment secouée par les conflits internes, les changements d'entraîneur, les grèves et les habituels feuilletons entre actionnaires de la SSPA, il paraît, enfin, clair que cette équipe du Mouloudia d'Oran a la stature pour prétendre, au moins, à rivaliser avec les candidats au podium, encore que "l'objectif titre" ne serait pas utopique tant les coéquipiers de Benamar Mellal ont prouvé leurs aptitudes à répondre présents lors de grands rendez-vous. Exactement comme ils l'ont fait à Tizi Ouzou, la veille de l'Aïd.
Rachid BELARBI
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