L’enlèvement des ordures ne s’est pas fait pendant une semaine
Apparemment, Oran renoue avec la saleté. C’est le moins que l’on puisse dire lorsqu’on se rend dans le secteur urbain Ibn Sina, un secteur où les décharges sauvages et points noirs fleurissent comme des champignons depuis prés d’une semaine déjà, depuis que le prélèvement assuré par le service d’hygiène relevant de ce secteur urbain n’est plus passé.
Les habitants des quartiers Petit Lac affirmeront «voilà six jours que les éboueurs ne sont pas passés, la situation est insupportable, on ne sait plus à quel saint se vouer puisqu’au niveau du secteur urbain Ibn Sina l’on se soucie peu de l’hygiène». Nos interlocuteurs ont déclaré qu’au niveau de ce secteur, on leur a annoncé que le camion affecté au prélèvement des ordures dans ce quartier est en panne. Selon ces responsables et d’après leurs dires, les riverains doivent attendre que le camion soit réparé pour que les ordures soient prélevées. Or, de jour en jour, les amas d’ordures prennent de l’ampleur, constituant ainsi des décharges sauvages et points noirs qu’il ne sera pas aisé d’éradiquer si la situation perdure. Les riverains se sont indignés que les ordures soient entassées aux portes des écoles de ce quartier. Telles les écoles primaires Boucif Mokhtar, Bouziane Mohamed et El Imam Mustapha. Dans ce quartier, on retrouve même une décharge en face du secteur sanitaire et une autre à proximité de la mosquée. «Comble de l’aberration et autre preuve de l’absence des gestionnaires du secteur urbain, à quelques mètres de ce siège une décharge sauvage s’agrandit de jour en jour» ont confié les riverains qui ajouteront «Il y a un désengagement total des gestionnaires de ce secteur». Justifiant leurs dires, les riverains dénonceront le fait que les détritus des travaux de réfection du trottoir longeant les écoles Bouziane Mohamed et El imam Mustapha soient abandonnés sur place à la fin des travaux, pouvant causer un danger pour les enfants. Ils aborderont notamment le fait que rares sont les rues de ce quartier à avoir bénéficiées de bennes à ordures. Il est à signaler que là où nous avons constaté la présence des bennes à ordures, elles débordaient et étaient entourées de déchets. Les riverains se plaindront à l’occasion de la prolifération des moustiques, «on ne peut plus ouvrir nos fenêtres malgré les grandes chaleurs, en fait c’est à une invasion de moustiques géantes que nous devons faire face «diront-ils et d’ajouter » les odeurs nauséabondes infectent notre environnement». Tout ce que ces citoyens ont invoqué, nous avons eu à le confirmer sur place. Il se trouve que cette situation tend à se généraliser à travers les quartiers de la ville d’Oran où les campagnes de volontariat ne semblent pas à l’ordre du jour. On continue alors à justifier l’absence du service de prélèvement des ordures par la défectuosité du matériel en dépit du fait que les citoyens savent que des milliards sont dépenser justement pour renouveler le parc roulant de la DHA dans le but d’assurer la propreté de la ville.
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com