Après un premier tirage au sort des prétendants au pèlerinage annulé par le DRAG d'Oran pour avoir été perturbé, le15 mars au niveau de la salle el Saâda, un second a dû être organisé à la salle de sport de Medina El Jadida, 9 jours plus tard.
Jusque-là, un couple de participants au tirage pouvait obtenir la prérogative d'aller à la Mecque, du moment que le numéro de la femme a été tiré, mais seul l'homme serait convié au hadj si le numéro de celui-ci a été tiré seul. Cette formule qui a, en vue de régler le problème de l'accompagnateur (moharrem), que chaque prétendante au pèlerinage doit avoir pour obtenir le visa à cet effet, a été cette fois-ci réformé, et chaque personne a été tirée son numéro seule. De nombreuses femmes se retrouvent ainsi devant l'obligation de se faire attribuer par la wilaya un tuteur qu'elles n'ont jamais connu ni vu, et ceci, dans le meilleur des cas. «Je ne peux pas me permettre de mentir alors que je m'apprête à faire mon pèlerinage», déclarera un pèlerin.
Le changement des règles aboutira à 15 protestations. «Le litige n'est pas du ressort de la wilaya. Nous avons engagé un huissier de justice qui assiste au tirage et dont la mission se résume à rédiger le rapport de l'évènement. Ce n'est pas de notre responsabilité!», affirmera Mme Houssine, responsable du service en charge des déplacements du citoyen de la Wilaya. Et cette dernière souligner que, «cette histoire de tuteur, ce n'est que sur le papier que ça se passe. Une condition du gouvernement saoudien pour la délivrance du visa», réduisant ainsi le pèlerinage à une simple ruse paperassière. La direction des Affaires religieuses, quant à elle, décline toute responsabilité suite au déroulement du tirage au sort. «C'est au DRAG qu'il faut s'adresser, nous ne nous occupons que de la sensibilisation des pèlerins avant leur voyage», déclarera un employé de la direction.
Le DRAG Aït Hassan Rabah estime, quant à lui, qu'en aucun cas, il n'y a eu une injustice lors ce tirage au sort. «Où est le problème ' Le tirage a été effectué en présence d'un huissier de justice, de la P/APC, des citoyens et d'un imam représentant la direction des Affaires religieuses. Ce dernier aurait dû manifester lors du tirage en cas d'iniquité. Pour ce second tirage au sort, c'est les citoyens présents qui ont demandé que chacun soit tiré seul. Les 423 passeports ont été distribués, il est trop tard pour faire machine arrière».
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : A Yahiouche
Source : www.elwatan.com