
"Nous avons un peu bu et le ton est rapidement monté à cause d'une dette de 3000 DA..."Le meurtre de Z. Miloud, employé dans une entreprise d'élevage de poulet d'El-Ançor, à Oran, a-t-il été prémédité ou a-t-il été l'épilogue tragique d'une altercation entre deux jeunes avinés 'Ce fut là le principal point de discorde qui a opposé, lundi, le ministère public à la défense lors du procès de I. Fouad, assassin présumé de Miloud, S. Habib, poursuivi pour recel d'objets volés, et I. Ahmed, accusé de non-dénonciation de crime.Si le ministère public a accablé les trois accusés en requérant la peine capitale pour le premier et des peines de cinq et trois ans de prison pour les autres, la défense a vigoureusement plaidé l'absence d'intention de tuer. Les faits de cette affaire remontent à une nuit de l'hiver 2014, lorsque Z. Miloud appelle I. Fouad, 24 ans, et lui demande de s'approvisionner en alcool et de le rejoindre sur son lieu de travail, au village de Sidi Hamadi, à El-Ançor, commune dépendant de la daïra de Aïn Turk. Fouad, qui habite à Boutlélis, à environ 17 km de là, s'exécute et se rend dans le village balnéaire. "Nous avons un peu bu et le ton est rapidement monté à cause d'une dette de 3000 DA. Il a sorti un couteau, m'a blessé à la main et, là, je lui ai enroulé mon écharpe autour du cou et j'ai serré... Je ne sais pas s'il était mort quand je suis parti", a reconnu Fouad à la barre le jour du procès. Déclarations quelque peu différentes des "aveux complets" qu'il avait faits lors de l'enquête préliminaire puisque, d'après l'acte d'accusation, il a affirmé avoir "écrasé la tête de Miloud avec une bouteille de gaz butane pour être sûr qu'il était bien mort".Lorsque le cadavre est découvert le lendemain par le frère du défunt, l'écharpe rouge, portant l'inscription Manchester United, serrait toujours la gorge de Miloud... D'ailleurs, l'autopsie effectuée par le médecin légiste a déterminé que la mort a été causée par un étranglement et un violent coup porté à la tête qui a provoqué des lésions dans la boîte crânienne.L'avocate de la partie civile, chargée de défendre les intérêts de la famille de la victime, a mis en évidence l'atrocité du crime (étranglement et écrasement de la tête) dont a été victime Miloud, modeste employé dans une entreprise d'élevage de poulets. Le ministère public, dans son bref réquisitoire, s'est contenté de rappeler la férocité des faits, en soulignant les aveux faits par les accusés, et a requis la peine capitale contre I. Fouad et des peines de prison contre ses deux coaccusés.Les avocats plaideront l'acquittement. Au retour de la salle des délibérations, la cour condamnera I. Fouad à la peine capitale, S. Habib à trois ans de prison et 500 000 DA d'amende et I. Ahmed à une année de prison assortie d'une amende de 20 000 DA
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : S Ould Ali
Source : www.liberte-algerie.com