Hier encore, la détermination des manifestants était inébranlable et ils étaient nombreux à sortir en ce vendredi pour rappeler encore et encore que rien ni personne ne les détournera de leur revendication principale : chasser les bandes qui constituent le système en place, tous sans exception, insistent-ils.Amel Bentolba - Oran (Le Soir) - Comme chaque marche du vendredi à Oran, la marche est constituée de plusieurs points de départ. Hamas opte à chaque fois pour la place d'Armes, étant juste à proximité de ses locaux. Le parti du FFS choisit quant à lui de se rassembler devant le siège de la radio, tandis que les organisations estudiantines et autres mouvements associatifs ou citoyens choisissent la place du lycée Lotfi. Certains, comme les membres du bureau du droit de l'Homme et les habitants de quartiers avoisinants de Saint-Pierre, eux, prennent le départ de la marche à partir de la place des Victoires. Si certains parcourent le Front de mer pour atteindre le siège de la wilaya pour y observer un sit-in, d'autres prennent le chemin inverse pour se regrouper à la place d'Armes et d'autres optent pour le pont Zabana. Ce qui crée en fin de compte un mouvement populaire très actif un peu partout. Ce vendredi, beaucoup ont tenu à exprimer leur scepticisme quant à ce qu'ils qualifient « de scénario peu crédible concernant les arrestations et autres auditions de hauts anciens responsables de l'Etat ». Ils estiment que « Tant qu'il n'y aura pas de justice indépendante pour juger toutes ces affaires de corruption et de mauvaise gestion, on ne pourra pas croire en ces images qu'on nous sert à chaque présentation de telle ou telle figure connue du système ». Ce qui a valu à Gaïd Salah des slogans qui lui sont hostiles en raison du maintien du gouvernement actuel et d'un Président que les manifestants considèrent comme étant illégitime puisqu'il est issu du système en place. « Gaïd Salah doit partir, nous voulons un gouvernement légitime, et une souveraineté populaire» ; «dégage, dégage système corrompu. Des voleurs et se prétendent nationalistes» ; «nous ne voulons pas d'une gouvernance militaire ou policière, nous marcherons jusqu'à provoquer le changement » ; « pacifique pacifique et on ne votera pas le 4 juillet ». Un rejet des élections que les manifestants justifient par le fait que ceux qui encadreront la présidentielle ont fait et font toujours parti du système corrompu mis en place sous l'ancien Président.
A. B.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Amel Bentolba
Source : www.lesoirdalgerie.com