
L'Algérie se construit pierre par pierre. Le gouvernement Sellal a apporté les siennes.Cette énième étape du périple de Abdelmalek Sellal est le signe que le pays ne s'arrête pas en période électorale. C'est là le principal message du Premier ministre qui, pour chacune de ses visites, est systématiquement appelé à inaugurer d'importants projets structurants. Du complexe de Bellara, à celui d'El Hadjar en passant par l'aciérie d'Oran et la station de déminéralisation de In Salah, pour ne citer que les plus en vue, les réalisations s'enchaînent et démontrent la dynamique positive dans laquelle évolue l'Algérie, malgré la crise financière et les propos catastrophistes émanant de certains milieux à l'intérieur et à l'extérieur du pays. Il faut dire que le Premier ministre ne se limite pas à inaugurer des projets colossaux, il en lance tout autant confirmant par la même que l'Algérie n'est pas dans une situation statique en attente de la fin de la rente pétrolière. Abdelmalek Sellal le dit à chaque halte devant les représentants de la société civile, le gouvernement ne fait pas du surplace, il s'adapte à la situation difficile que traverse le pays avec un certain succès si l'on tient compte des équilibres macroéconomiques encore au vert, après trois ans d'incertitudes financières.En fait, à travers cet exercice de communication et d'inspection, deux ans après une grande tournée qui l'a menée aux 48 wilayas du pays, le Premier ministre délivre prioritairement un message d'espoir à l'endroit des Algériens. Ramant contre une lourde tendance qui pousse à la sinistrose, cultivée par les partis de l'opposition pour d'évidentes raisons électoralistes, le gouvernement déploie toutes ses forces pour convaincre les Algériens du contraire. C'est le jeu de la démocratie. Abdelmalek Sellal semble accepter ses règles et s'en va prouver par a+b que son gouvernement n'a pas chômé durant les cinq années où il a eu le gouvernail du pays. Par médias interposés et en touchant des doigts les nouveaux acquis économiques du pays, le Premier ministre croise le fer avec les contradicteurs de la politique du président de la République et tente de démontrer dans chaque wilaya visitée que l'Algérie se porte bien. Elle résiste et fait bien mieux que résister, dira-t-il, puisqu'elle innove, crée et réduit chaque jour sa dépendance du pétrole. Il en veut pour preuve la fin des importations de ciment et très bientôt, l'exportation des surplus de production. Le même scénario est prévu pour les produits de la sidérurgie, à très court terme. A l'horizon 2025, l'Algérie n'exportera plus de pétrole et de gaz brut, mais leurs dérivés industrialisés sur le territoire national. A moyen et long terme, les perspectives sont encore meilleures, note le Premier ministre qui, par l'entremise du nouveau modèle de croissance économique, cible l'échéance de 2035 pour installer l'Algérie définitivement dans l'émergence. Abdelmalek Sellal fait le tour du pays pour dire aux Algériens que cet avenir ne relève pas de la fiction. Il est à portée de main et il commence aujourd'hui, insiste-t-il. Même si des forces intéressées par l'échec de l'Algérie plaident en faveur de la léthargie et nourrissent cette sinistrose, le combat de Sellal n'en est que plus méritant, puisqu'il ne se limite pas à réaliser, mais aussi à expliquer, convaincre et démontrer tout l'intérêt pour les Algériens de ne pas tomber dans la facilité de la critique pour la critique.Il est d'ailleurs assez bien placé pour délivrer le message d'espoir puisqu'il a le contact facile et le verbe populaire. Parce qu'il est à l'écoute des Algériens d'en bas et qu'il se tient très informé des moindres détails et soubresauts de la société, il a cette faculté de trouver pas seulement les coeurs des Algériens, mais également leurs cerveaux. Il a réussi en cinq ans à maintenir le précieux acquis de la paix sociale. Celle-ci n'a pas de prix, aux yeux de celui qui a été le ministre de l'Intérieur en 1999 et qui a vu naître cette paix civile, au prix d'immenses investissements politiques et économiques.La tournée de Sellal sert donc à dire aux Algériens d'écouter tous les acteurs de la scène politique, de comparer les discours, mais à aucun moment, il ne faut tout renier. L'Algérie se construit pierre par pierre. Le gouvernement Sellal a apporté les siennes.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Saïd BOUCETTA
Source : www.lexpressiondz.com