L'option du
relogement des squatters des parties communes des immeubles de l'OPGI dans le cadre du nouveau programme de résorption de
l'habitat précaire se précise. Des agents de l'Office de promotion et de
gestion immobilière (OPGI) sont depuis le début du mois sur le terrain pour le
recensement des squatters des parties communes. Les occupants illicites des
caves et des terrasses de la cité Lescure
ont reçu la semaine dernière la visite des agents de l'OPGI
venus pour la réactualisation des listes des squatters. Cette visite inattendue
a redonné espoir à de nombreuses familles.
Le revers de la
médaille est que certains opportunistes pourront profiter de cette conjoncture
pour détourner les parties communes afin de bénéficier du relogement. Les
parties communes des immeubles du centre-ville sont au centre de toutes les
convoitises. L'assainissement des listes des futurs bénéficiaires ne sera pas
cependant de tout repos pour les enquêteurs de l'OPGI.
Selon des sources bien informées à la wilaya, le relogement ne concernera que
les familles recensées en 2007. Les services concernés ont déjà recensé près de
1.700 familles qui occupent illicitement les caves et les terrasses des
immeubles situés dans de nombreuses cités de la ville. La priorité sera donnée
aux familles qui squattent les terrasses et les buanderies des 200 immeubles
inscrits dans le programme de réhabilitation du vieux bâti à Oran. Ces vieilles
bâtisses, construites durant la période coloniale, se situent sur les grandes
artères du centre-ville : les rues Larbi Ben M'hidi, Mohamed Khemisti, les Aurès
et les boulevards Khedim Mustapha à Sid El Houari et Maata Mohamed El Habib. Les squatters des parties communes
des immeubles de l'OPGI de la ville d'Oran avaient
protesté au début de l'année pour réclamer le droit au relogement dans le cadre
de l'opération de résorption de l'habitat précaire.
Les squatters
profitent souvent de la connivence de certains locataires. Nombreux possèdent
des pétitions de locataires pour construire leurs taudis sur des parties
communes. L'envolée spectaculaire des prix de l'immobilier a poussé les
familles démunies à se rabattre sur les parties communes des immeubles. Le moindre
espace est détourné par les squatters, généralement des enfants ou des parents
des locataires. Les parties communes sont d'ailleurs au centre d'un commerce
juteux. Elles sont vendues, échangées et parfois louées pour des sommes
considérables. Les conditions de vie dans ces caves restent extrêmes.
Pas d'aération, cohabitation
avec les collecteurs de toutes sortes, taux d'humidité élevé, odeurs
nauséabondes des circuits d'assainissement, mitoyenneté avec les rats et
insectes de tous genres, etc. Les services concernés avaient organisé il y a
quelques années une vaste opération de recensement qui devait être suivie par
l'expulsion de tous les squatters, mais l'ampleur du phénomène a définitivement
dissuadé les responsables de l'OPGI qui se sont finalement contentés d'adresser des mises en demeure
aux squatters.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : S M
Source : www.lequotidien-oran.com