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Participation remarquable de la Chine et de la Tunisie



Participation remarquable de la Chine et de la Tunisie
Pour le Salon international du textile et de la mode qui se tient au CCO, on peut aisément se passer du deuxième aspect de cette manifestation qui se tient jusqu'au 5 avril. Néanmoins, localement, le rendez-vous est intéressant, compte tenu de la disparition presque totale de cette filière de la sphère industrielle algérienne, après des débuts prometteurs dans les années 1970. Aujourd'hui, en adjoignant le cuir, la quasi-totalité des besoins relève du marché de l'importation.La majorité des exposants sont étrangers, avec une présence remarquable d'opérateurs venus directement de Chine en tenant à marquer leur présence malgré la barrière de la langue, mais aussi de la Tunisie voisine. La filière textile est menacée même en Tunisie de l'avis des producteurs eux-mêmes. «Cela fait une dizaine d'années que j'ai monté mon entreprise, mais ma production a tendance à baisser aujourd'hui, car je confectionne moins d'un millier d'articles (des jeans) par jour au lieu des 1500 précédemment», indique Rabah Ltifi, à la tête de la Socotex. Il fabrique sa propre marque, mais, comme beaucoup de ses compatriotes, il lui est déjà arrivé par le passé de confectionner pour les marques européennes qui trouvent en Tunisie une main-d'?uvre bon marché. N'empêche, cette expérience lui a permis d'acquérir un savoir-faire réel, mais surtout de développer chez ses employés le souci de la qualité. Zied Chafaï, qui gère, avec son épouse, une PME dénommée Amina confection, travaille exclusivement pour les marques étrangères, donc pour l'exportation, mais sa gamme est nettement plus variée en s'intéressant à tous types d'habits pour enfants, hommes et femmes. Lui aussi éprouve des difficultés, à cause notamment de la concurrence turque et chinoise, mais aussi à l'augmentation des coûts de production survenus, selon lui, au lendemain de la «Révolution du jasmin».La crise économique, qui a touché les pays occidentaux à partir de 2008, a aggravé la situation d'un marché déjà balbutiant. Une solution aurait pu être trouvée en améliorant les échanges commerciaux entre voisins, mais Zied Chafaï reste sceptique, en mettant en avant les entraves qui minent le commerce et les partenariats «horizontaux». «Il y a pourtant une confraternité et une entente entre les populations des pays voisins, mais, au niveau politique, malgré les bons discours, les choses ne vont pas dans le bon sens», déplore le même fabricant, qui ironise en signifiant que «ce sont finalement les contrebandiers qui réalisent l'Union maghrébine». La présence des autres pays, autant pour le prêt à porter que pour la matière première ou les équipements, à l'instar d'un pays comme l'Inde, reste presque symbolique.C'est le cas du Sénégal, avec la maison «Balade au souk», fondée par Ilhem Kadi, mais représentée pour la circonstance par Aminata Ndiade, qui en est la représentante commerciale. «L'intérêt pour nous est de faire connaître les produits confectionnés par des coopératives de femmes qui se sont investies dans ce créneau pour gagner leur vie», indique-t-elle en montrant des tenues spécifiques à cette région et qui ne manquent pas d'attrait.
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