
L'artiste algérien, dont le pseudonyme est inspiré des Nouba « Sika » et « Maya », deux modes musicaux andalous, compose et écrit la plupart de ses chansons dans un brassage de genres, entre traditionnel andalou et flamenco. Akim El Sikameya reçoit pendant seize ans une formation musicale au conservatoire de musique arabo-andalouse. Etabli en France, Akim El Sikameya a fait partie, dès l'âge de 8 ans, de la troupe « Nassim El Andalous » de la ville d'Oran où il a appris le chant et à jouer du violon. A 20 ans, il crée sa propre formation, « El Maya », avec d'anciens amis musiciens. En 1994, l'artiste entame une carrière en solo couronnée par la sortie de quatre albums : « Atifa-oumi » (1999), « Aini Amel » (2005), « Un chouia d'amour » (2009) et « Sweet bazar » (2013). Parmi les chansons qui ont fait le succès de Akim El Sikameya « Firdaws », « Nouzha » et « Wahran fi kolli lahda ». De ces expériences inoubliables est issue la musique d'Akim : métissée, libertine, vagabonde, elle exprime ses différentes conceptions du monde dans toute leur diversité. L'ensemble de son 'uvre repose sur cette notion d'ambiguïté qui lui est chère : ses fondements arabo-andalous et son goût pour les musiques actuelles, sa voix androgyne simultanément virile et féminine, ou encore ses influences musicales universelles. Ce qui fusionne ces diversités, c'est son besoin permanent de liberté et d'amour qui transparaît dans ses textes et dans ses projets culturels. En effet, Akim se consacre, en parallèle de sa carrière, à des actions culturelles à Paris où il réside. Il organise également tous les deux mois des soirées festives et interculturelles à la Bellevilloise qui permettent à de jeunes talents de se produire sur scène et de rendre l'art accessible à tous. Akim El Sikameya a participé, par ailleurs, à des festivals en Espagne, à Singapour, en Inde et au Japon notamment. Il avait déjà pris part au 4e festival de la musique africaine de Londres organisé en 2006. En projets, Akim El Sikameya ambitionne de sortir un nouvel album. Il s'agit de « Sweet Bazar ». Entre patrimoine historique et modernité artistique, cet album s'inscrit pleinement dans la philosophie du paradoxe et de l'ambigu. Akim a su s'imposer tout au long de son parcours comme un artiste d'exception tant par son talent créatif que par sa sensibilité musicale.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Samira Sidhoum
Source : www.horizons-dz.com