Le coup d'envoi officiel de cet événement cinématographique a été donné, samedi soir, au Centre des conventions d'Oran, et se poursuivra jusqu'au 22 décembre prochain. Outre les projections, le festival prévoit des tables rondes, des ateliers et un hommage au cinéma algérien à travers des projections.
1Quelle impression va laisser la cérémonie inaugurale du 6e Festival d'Oran du film arabe (Fofa) qui s'est déroulée samedi soir au Centre des conventions d'Oran' Malheureusement, si l'évènement marquera la jeune histoire de ce festival, cela ne sera pas par la qualité et le maestro de la mise en scène d'une cérémonie qui a viré tout simplement au cauchemar et qui fera fuir nombre d'invités médusés et scandalisés. Quel spectacle ahurissant s'est ainsi offert dans l'auditorium du CCO où des invités se sont retrouvés bloqués à l'extérieur par des agents de sécurité totalement dépassés ! Certains devront jouer des coudes pour se faire admettre dans le périmètre de l'auditorium. À l'intérieur, malheureusement, le pire était à venir, avec une désorganisation pitoyable et une improvisation sidérante, en pareille circonstance et pour un tel évènement. Que dire des invités de marque, qu'ils soient acteurs, cinéastes, hommes et femmes de culture, Algériens ou étrangers, qui n'ont pu trouver de place, les premiers rangs ayant été pris d'assaut par une pléthore d'élus, de cadres de l'exécutif de la wilaya et autres 'illustres inconnus", les consuls également n'ayant pas été épargnés dans ce contexte.
Il faudra ramener des chaises en plastique pour eux ou bien aller supplier certains pour qu'ils cèdent leur fauteuil à Farida Saboundji et Chafia Boudraâ. Le comble a été atteint lorsqu'un agent rabrouera l'actrice Rania Farid Chawki, accompagnée de Sameh Al-Seriti qui a été sommée d'aller voir plus haut se trouver une place. Scandalisés, ils quitteront les lieux immédiatement. Des scènes de cette nature se sont répétées à maintes reprises. Sur scène, après la présentation d'un bref panorama de 50 ans de cinéma algérien, avec des applaudissements à l'évocation du film 'la Bataille d'Alger" de Gillo Pontecorvo, dont la veuve était présente pour un hommage à son mari, l'hommage à quelques figures du cinéma et de la culture a viré au très mauvais scénario.
Parmi les personnalités à honorer, de nombreuses n'étaient même pas présentes, qui plus est personne n'avait prévu d'en informer la présentatrice qui s'évertua à les appeler par leur nom, leur demandant de monter sur scène, où à trouver qui pouvait les remplacer pour offrir les présents symboles ou pour les recevoir.
Un imbroglio qui durera trop longtemps, comme un calvaire, et même le président d'honneur, Ahmed Bedjaoui, malgré tout son savoir-faire et son intelligence, ne parviendra pas à atténuer le malaise qui règnera durant toute la soirée. Les mêmes effets ont encore suivi la présentation des membres des jurys des différentes catégories qui, à l'évidence, n'avaient pas prévu d'intervenir durant cette soirée et qui ont improvisé. Pourtant, au cours de cette même soirée, des moments d'émotion intense ont eu lieu avec les hommages rendus à Sirat Boumediene, Keltoum, Rachid Fares, Gillo Pontecorvo.
De même que le très intéressant et beau film de Rachid Bouchareb 'Just like a woman", projeté hors compétition, passera presque inaperçu, la salle s'étant presque vidée. Gageons qu'aujourd'hui, avec le début des projections dont certaines 'uvres s'annoncent fort intéressantes, que ce malaise soit au plus vite effacée des mémoires du Fofa et des festivaliers.
D. L
Voir photos sur : www.liberte-algerie.com/galerie-photos/la-ceremonie-inaugurale-du-6e-festival-d-oran-du-film-arabe-fofa-2eme-partie-293
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : D LOUKIL
Source : www.liberte-algerie.com