
Pour la première fois en Afrique, après avoir été organisé 19 fois en Asie, Oran abrite les travaux du 20e Congrès international du fiqh (jurisprudence musulmane), un organisme dont le siège est en Arabie Saoudite. Plus d'une centaine d'experts et d'universitaires venus de 47 pays et 1 000 participants ont assisté à l'ouverture du congrès, en présence du ministre des Affaires religieuses et des Wakfs, Bouabdallah Ghlamallah. Lors de ce congrès, les dernières répercussions du film américain anti-islam, L'innocence des musulmans, qui porte atteinte au Prophète, ont largement été commentées en marge des travaux. 'Nous allons déposer une plainte contre le réalisateur du film", a affirmé Ali Djoumaâ, le mufti d'El-Azhar, aux journalistes qui l'ont interrogé sur cette question. Quant au congrès, les travaux se tiendront en neuf ateliers ayant pour thème des questions primordiales telles que : la peine de mort, les banques islamiques, le don d'organes, ou encore les assurances, les chèques islamiques, les droits des prisonniers et le génome humain.
De son côté, le secrétaire général de l'Organisation de la coopération islamique (OCI), le Turc Akmel Eddine Ehsan Oghli, a axé son intervention sur les défis qui guettent le monde musulman, surtout l'utilisation de la religion à des fins politiques, et appelle à la mobilisation pour contrecarrer l'intégrisme religieux. 'Il faut avoir des visions claires... Unifions nos rangs dans le cadre de nos préceptes islamiques avec tous les courants islamiques (sunnites et chiites). Nous sommes une nation du juste milieu", dira-t-il en substance.
L'auteur iranien de l'étude sur la 'concordance des fatwas sunnites-chiites" a approuvé le raisonnement de l'unification des fatwas.
'Je suis pour l'unification collective des fatwas pour le bien du monde musulman", a-t-il souligné.
En marge des travaux, le ministre des Affaires religieuses, Ghlamallah, nous a déclaré : 'Les participants sont venus des quatre coins du monde pour réfléchir et exprimer leurs opinions sur les contradictions qui se posent actuellement aux musulmans. Ces derniers sont obligés de chercher une issue à la contradiction entre ce qu'ils vivent et ce qu'ils pensent. Les résultats attendus de cette rencontre vont nous aider à se conformer à soi-même. Ce congrès vient à point nommé pour que les experts et les érudits unifient leurs visions. La mondialisation est une prison ; du coup, il faut se libérer économiquement, socialement et culturellement. La force de l'Occident vient de ses universités. Où est le rendement de nos universités '" Et de poursuivre : 'Le génie est de sauver le train du progrès et du développement, à condition de renouveler son lien avec le Coran. Le développement n'est pas seulement des plans, mais la philosophie et la civilisation." Les travaux de ce congrès s'étaleront sur plusieurs jours.
N B
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Noureddine BENABBOU
Source : www.liberte-algerie.com