Placé cette année sous le signe de l'optique et la lunetterie "Une filière en pleine mutation", la SIOL 2017 devra, ainsi, réunir sur cet espace, en plus des professionnels de la filière optique, les représentants des différentes institutions, les praticiens qui exercent au niveau des CHU, cliniques, cabinets publics et privés, ajoutent les organiseurs.Ce salon, qui s'étalera sur trois jours, se dirige de plus en plus vers la professionnalisation, a affirmé son organisateur Rachid Hassas.
"Si l'on devait comparer la première édition de ce salon qui s'est tenue en 1994 et celle-ci, on constate que l'on se dirige de plus en plus vers la professionnalisation de la manifestation", a déclaré M. Hassas à la presse, à l'ouverture de cette exposition.
Relevant que lors des premières éditions, les opticiens se contentaient de commercialiser leurs produits, il a souligné que la présente réunit des représentants d'enseignes internationales, des laboratoires, des fabricants et des importateurs de verres, etc.
"L'opticien devient visiteur et client en même temps", a-t-il ajouté, déplorant la prédominance de la culture commerciale au détriment de la professionnalisation.
M. Hassas a expliqué, qu'outre celui de réunir les différents intervenants du secteur de la lunetterie et de l'optique, ce salon s'est assigné un second objectif consistant à faire savoir ce qui existe en Algérie dans cette filière par rapport aux pays voisins et ceux développés.
Pour cette édition, l'organisateur s'attend à une affluence du public, dont des professionnels, de l'ordre de 800 à 900 visiteurs, contre environ 600 en 2016.
Abordant les fléaux de la contrefaçon et de l'informel qui gangrènent cette activité en Algérie, il a fait savoir l'existence à l'échelle nationale de quelque 1.365 boutiques d'opticiens agréées et quelque 1.200 autres non agréées. Une situation qui, selon lui, interpelle sur l'importance du rôle des associations dans le sens de l'organisation de la filière et de la défense des intérêts de ses professionnels.
Deux associations nationales sont précisément en cours de création et en attente d'agréments des autorités, a-t-il informé, au moment où, depuis quelques mois, il en existe une à l'échelle locale (Tlemcen).
Par ailleurs, M. Hassas a révélé l'existence d'un projet de lancement d'un "salon professionnel maghrébin", une perspective discutée avec un participant tunisien présent à la manifestation.
Pour la première fois, les services de la Direction générale des Douanes algériennes se sont impliqués dans cette manifestation, en y prenant part de manière active pour expliquer son rôle et les modes d'interventions pour lutter contre la contrefaçon.
"Au moment où l'on observe une ampleur grandissante de ce phénomène, la saisie des lunettes contrefaites a représenté en 2015, une proportion faible par rapport au reste des produits saisis", a indiqué M. Oumessaoud Youcef, Inspecteur divisionnaire chargé de la lutte contre la contrefaçon.
Et d'expliquer cela par le fait que les services concernés "n'interviennent que sur alerte du titulaire du droit de la propriété intellectuelle de la marque", avant de détailler les actions entreprises par l'institution douanière pour juguler ce phénomène universel.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Algérie Presse Service
Source : www.aps.dz