Oran - Revue de Presse

Ouverture aujourd'hui du colloque sur la réhabilitation urbaine: Un plan pour le sauvetage de Sidi El-Houari



Le colloque international sur le thème « réhabilitation et revitalisation urbaine », qui commence aujourd'hui à l'IGMO, est un premier pas vers la mise en oeuvre d'un « plan permanent de sauvegarde et de mise en valeur » du vieux quartier de Sidi El-Houari.

C'est ce qu'a indiqué le directeur de l'Office de gestion et d'exploitation des biens culturels (OGEBC), Mohamed Dehmani, lors d'une conférence de presse organisée hier au Royal Hôtel, la veille du colloque, qui se poursuivra jusqu'à mardi.

Cette action, initiée en collaboration avec l'Agence espagnole de coopération internationale, se veut « la première pierre » de ce plan, qui, une fois élaboré et approuvé par les hautes instances gouvernementales, hissera le vieil Oran, Sidi El-Houari, au rang des sept sites ayant déjà bénéficié de ce statut, parmi lesquels La Casbah d'Alger et la vallée du M'zab à Ghardaïa.

Au cours de cette rencontre, les présents débattront des différentes expériences, à l'échelle nationale et internationale, de revitalisation et de restauration d'anciennes villes à la lumière notamment des nouveaux défis urbanistiques, et ce à travers des travaux d'atelier et des tables rondes axées sur le thème du devenir du noyau urbain historique de la capitale de l'Ouest. Parmi les expériences qui seront exposées, celles de la vieille ville de Barcelone (conférence de Marc Aureli Santos) et de la vielle cité syrienne d'Alep (Kamel Bittar). Une rétrospective de la réhabilitation en Algérie sera également faite, suivie d'une présentation des outils de gestion des secteurs sauvegardés. Dans le chapitre « assistance technique pour la sauvegarde et la mise en valeur de Sidi El-Houari », le débat sera axé sur plusieurs thèmes, dont la planification urbaine du centre historique d'Oran, l'inventaire des bâtiments à protéger, les 11 projets stratégiques, la procédure d'évaluation de l'assistance technique, entre autres, a expliqué Javier Galvan, architecte et vice-président de « Restaurateurs sans frontières ». Lors de son intervention, Xavier Casanovas, expert membre du réseau international de revitalisation et de restauration Rehabi-Med, a tenu à souligner que l'homme (les occupants ou les exploitants des lieux) et le bâti (la structure physique à restaurer) sont indissociablement liés et, de ce fait, une étude socioéconomique préalable du site à restaurer est indispensable. Ce qui fait défaut dans le cas d'espèce, du moment qu'aucune étude socioéconomique sur Sidi El-Houari, du moins précise et intégrale, n'a été faite jusqu'ici.


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